IV
Marie, ftlle de Dieu.
C'est une bien sage, bien judicieuse et bien intelligente doctrine, et qui répond excellemment à tous les reproches de superstition que l'hérésie adresse au culte de la Mère de Dieu, que celle qui ne fait pas tant consister la grandeur de la très-sainte Vierge dans sa qualité physique de Mère de Dieu, que dans la perfection spirituelle par laquelle elle y a été élevée, et qui la constitue Fille de Dieu. La qualité de Mère de Dieu, dit Suarez \ peut être considérée ou pliysiquement , ou moralement. Si on la considère eu sa nature, séparée de la grâce sanctifiante, j'avoue que la dignité d'enfant adoptif de Dieu est préférable à celle de Mère de Dieu;
' In ep. adv. Samot., q. 5 et 7.
- Orat., I.