‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 68 sur 87 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

MARIE, MÈRE DES HOMilËS.

Un jeune enfant, élevé sur les genoux d'une mère chrétienne, apprenait de celle-ci à former pour la première fois sur son corps le signe sa^ré de la croix. Comme il finissait l'invocation des trois Personnes divines, « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, » il se tourna vers sa mère, et levant les yeux sur elle, lui dit : « Maman, et il n'y a pas de Mère! »

La nature humaine avait parlé par la bouche de cet enfant. L'Auteur de cette nature avait dû lui ménager une réponse, ^ette réponse, c'est Marie.

La religion est visiblement moulée sur la nature humaine. Le Dieu du cœur humain, le Dieu de l'humanité ne s'est pas contenté, pour se mettre en rapport avec d'en prendre le langage et d'en épouser les mœurs toutes les saintes Écritures. Il a revttu cette humamôme; il a pris un cœur d'homme, une chair humaine, notre propre condition, avec toutes les relations qui n'y rattachent. Il n'v a donc pas à se scandaliser à demi de la condescendance divine dans ce mode de communication. Il faut le faire entièrement, comme les Juifs, ou y adorer, comme saint Paul, la divine Sagesse. L'Incarnation du Verbe épuise toute réserve. Et quand -st obligé de reconnaître le Fils, on serait bien mal à méconnaître la Mèrp.

.mme nous l'avons déjà dit, d'ailleurs, ce Dieu, qui a pi-is le langaç-e et les raunirs de l'humanité, nui a pris reue humanité même, en est l'Auteur. C'est* lui qui.

dans le principe, a fait le cœur de l'homme arec toute ses affections ; le cœur du père, de la mère, du fils, d répoux, de l'ami : et c'est là son chef-d'œuvre, dar lequel il a mis son souffle, son amour, essence de toi les amours. Mais s'il n'a pas été indigne de lui de faii ce cœur et de l'animer, comment serait-il indigne de li de le prendre pour le refaire et le purifier? Plus ce cœi était devenu étroit, misérable, grossier, charnel, plus était digne de la bonté divine de le guérir, et plus il éta nécessaire pour le guérir de le prendre) de traiter ave lui cœur à cœur.

C'est pourquoi, dans le Christianisme, Dieu s'est m en rapport avec nous par toutes les affections de la ni ture humaine, pour nous gagner par elles et les surm turaliser. Il n'en est aucune qu'il n'ait revêtue : celle c père du haut des cieux, celles de fils, de frère, d'an sur la terre, celle d'époux enfin dans la communie ineffable de son corps, au mystère de nos autels.

Comment, d'après cet ordre manifeste de commun cation, aurait-il laissé en dehors la relation qui tient plus de place dans la nature humaine, et qui a sur el la plus pure, la plus incessante, la plus universelle i fluence, la Mère?

Quand l'homme s'éveille à la vie, le premier obj qu'entrevoient ses yeux, dans le vague de leur premi regard, c'est un sourire de mère.

Inripr», parvo piior, risu copnoscfiro matrem.

Après l'avoir porté neuf longs mois dans son sein, l'y avoir aimé déjà d'un amour anticipé qui lui en rendu le poids léger et l'enfantement héroïque, à pei: est-il né, qu'elle lui fait comme un sein nouveau de s soins, de ses caresses, de ses alarmes, de ses veilles, <

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