‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 79 sur 87 · RAPPORT DE MARIE AVEC LE MONDE SENSIBLE · texte numérisé non relu

RAPPORT DE MARIE AVEC LE MONDE SENSIBLE

quia opéré cette grande merveille, en attirant dans votre sein et parmi les créatures leur Créateur et Récréateur : c'est vous, par conséquent, à qui toute la nature sensible ne doit pas moins que la nature sociale et morale sa rein tégration.

Il fut donné à cette nature do signaler elle-même ce grand bienfait, et d'en prendre possession sur votre tête virginale.

Quand les Mages, successeurs des premiers fauteurs de l'Idolâtrie, de ceux qui les premiers commencèrent à rendre aux astres l'honneur qui n'était dû qu'à la main qui les avait semés dans le ciel, vinrent du fond de l'Orient pour adorer votre Fils, ils y furent invités par une petite étoile, humble sans doute parmi tous les astres du firmament, mais qui, la première entre toutes les œuvres de la création, eut l'honneur de dessiller leurs yeux, de se soustraire à leur adoration, et de ramener les hommes au Dieu véritable. « Et voilà que l'étoile qu'ils « avaient vue en Orient les précédait, jusqu'à ce que, « venant au-dessus du lieu où était l'Enfant, elle s'y « arrêta. Or, la voyant, ils se réjouirent d'une grande « joie. Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l'En- « faut avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils l'ado- « rèrent *. »

Voilà la première adoration rendue par le monde païen au seul vrai Dieu de l'univers, depuis tant de siècles d'ignorance et d'idolâtrie. Et comme tout le genre humain idolâtre faisait, dans la personne des Mages, ce premier acte d'adoration, qui devait être ratifié et suivi si prodigieusement par toutes les nations devenues chrétiennes, on peut dire que tout le monde sensible, que toute la nature faisait aussi, par l'étoile qui les dirigea,

• Matth., Il, 9.

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son premier affranchissement du mensonge, sonpremiei retour à la vérité de son institution, et à la dignité de sî destinée.

Depuis lors, en effet, la conversion, pour ainsi parler de la nature marcha du môme pas que celle du genn humain, ou plutôt continua à la précéder, comme l'é toile avait précédé les Mages.

C'est par des images toutes prises dans la nature (pu la même Sagesse qui l'avait créée se fît entendre au: hommes. Le ciel, la terre, les mers, leurs révolution et leurs habitants, les vents et les flots, la fleur et le semences des champs, les oiseaux, les poissons, le animaux, leurs mœurs et celles des hommes, toute l nature sensible servit de figure et de symbole à la paroi du Christ Verbe de Dieu, qui la réintégrait par là dan la destination pour laquelle il l'avait créée, et qui en rc prenait lui-même possession, comme de son domain usurpé , par des miracles qui attestaient hautement qu lui seul en était le Maître.

La poétique, si j'ose ainsi parler, de l'Évangile a fai dans l'ordre physique la môme révolution que la divin morale qu'elle exprime a faite dans l'ordre moral. Elle remis la nature sensible dans la vérité de sa création comme sa morale y remettait la nature humauie.

La vérité do la création, en effet, c'est de nous ra conter sou Autour :

1)0 sa pviissuiicc iniuiorlfllo,

Tout jtarlo, tout nous instruit,

Lp jour au jour la révèlo,

La nuit l'annoncd à la nuit.

Ce grauil «t superbe ouvraf^o

N'i'st point pour l'homme un langage

Olmcur ("1 mystérieux ;

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