‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 81 sur 87 · RAPPORT DE MARIK AVEC LE MONDE SENSIBLE · texte numérisé non relu

RAPPORT DE MARIK AVEC LE MONDE SENSIBLE

Nous n'avons pas à descendre de ces hautes considérations pour les rattacher à la très-sainte Vierge. Image la plus conforme à son divin Fils, elle est elle-même, par la grâce de ce rapport, un type moral supérieur à toutes les créatures , et dont nous avons admiré les caractères dans les chapitres précédents. Ces caractères de miséricorde, de sainteté, de virginité, de maternité, d'humilité, et tous ceux qui brillent dans ce type admirable, lui donnent aussi sur la nature un droit de symbolisme qui justifie et qui consacre toutes les figures dont l'Église lui fait application : Étoile du matin dont elle annonce le retour. Étoile de la mer dont elle dissipe les tempêtes, Aurore qui promet le soleil. Lime dont le pudique éclat le réfléchit et le remplace. Tige de Jessé d'où sort la fleur de la Sagesse, douce Toison sur qui la rosée du ciel tombe sans bruit, Champ do froment. Jardin céleste, Fleur par excellence dont toutes les fleurs viennent chacjue printemps fêter la grâce et parfumer les autels, Marie reçoit ainsi de tout ce qu'il y a de secourable, de fécond, de doux et de pur dans le monde, un tribut symbolique de louange, comme la très-sainte Dame et Reine de la nature réintégrée par sa divine Maternité.

434 LIVRE m, CHAPITRE X.

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