CHAPITRE YII
LE CULTE DE MaRIE DEPDIS LE CONCILE d'ÉPHÈSE, — INSTITUTION DES FÊTES DE LA SaI.NTE ViERGE.
Nestorius fut le grand promoteur du culte de Marie. En voulant le déprimer, il le consacra; en voulant le refouler, il le provoqua. Il mit dans le plus grand jour, et ramassa comme dans un centre lumineux cette vérité qui était diffuse dans toute la doctrine de l'Église depuis les Apôtres, que la Maternité divine de Marie est l'argument héroïque de la Divinité de Jésus-Christ, et comme le Palladium du Christianisme. Il donna à cette vérité, et au culte qui la professe, sa forme la plus achevée et sa justification la plus éclatante. Il donna aux peuples chrétiens toute la conscience de leur piété envers la Mère de Dieu. En ce sens, il est vrai de dire que le culte de Marie date du Concile d'Éphése au cinquième siècle, comme dans un autre sens il a été vrai de dire qu'il y ahoutit. Le fleuve devient cataracte, par le seul fait de l'ohstacle qui, ramassant la puissance jusque-là successive et plénière de son cours, élève son niveau à une hauteur d'expérience et de vérité, d'où il s'épanche sur le monde.
C'est celte nouvelle phase ilu <ulte de Marie (pi'il nous faudrait décrire. Mais les proportions en sont si vastes, qu'il faut y renoncer; ce seraient des volumes au lieu de cliapitres qu'il faudrait pouvoir y consacrer.