FÊTE DU SAINT-SAGREMENT
Enfin la Yéie du Corps de Jésus-Christ, la fête personnelle de Notre-Seigneur , de sa Présence réelle au milieu de nous, de la suprême merveille de son amour pour les hommes, ne peut absorber tellement nos adorations, notre amour, notre culte, que Marie n'y ait un î^ouvenir, plus que cela, un ministère : celui d'être V Ostensoir de son divin Fils sur nos autels, comme elle le lut pour Jean-Baptiste dans le sein d'Elisabeth; aux i»ergers et rux Mages, à la crèche ; aux Disciples à Cana; aux Juifs et au monde racheté sur le Calvaire ; à la foi de l'univers contre toutes les hérésies; et comme elle l'est et le sera éternellement à tous les Élus, à tous les Anges dans le ciel : Et Jesum benedictum fructum ventris tuis nobispost hoc exiliwn ostende,
Cest ce qui éclate dans tout TOftice du Saint -Sacrement, avec d'autant plus d'autorité, s'il nous est permis de distinguer entre les divers offices de l'Église, que c'est l'Ange de l'École qui en est l'auteur. Partout dans la doxologie, dans les hymnes, dans les répons de cet admirable Office, la mention de la Mère de Jésus revient i.'omme rappel à notre attention, comme signalement, si j'ose ainsi dire , du grand Objet de notre culte : Qui natus es de Virgine; — nobis datus^ nobis natus ex Maria Virgine, etc. Tant le Fils est inséparable de la Mère, que plus nous voulons le connaître et l'adorer»
plus nous devons le voir et l'adorer comme Fils de Marie.
Ave verum corpus nalum De Maria Virgine * !
Tel est l'ensemble de l'Année liturgique par rapport à Marie, abstraction faite de toutes les solennités qui lui sont consacrées, et qui réclament maintenant notre attention,
1 L'Ave verum ne fail pas partie de la liturgie de la Fête du Saint- Sacrement, mais il émane de la même inspiration, et rentre dans le même système.