‹ La Vierge Marie et le plan divinChapitre 8 sur 43 · CULTE DU A DIEU · texte numérisé non relu

CULTE DU A DIEU

Le saanfice est l'acte externe, caractéristique et-disîinctif du culte divin, comme la sujétion en est Tacte interne : aussi ditnsn le Service divin pour dire le saint Sacrifice : c'est toujours le Illi soli servies du vieux commandement. Le sacrifice a toujours été considéré par tous les peuples comme la profession de cette sujétion religieuse symbolisée par l'immolation de la victime. Le Catholicisme seul, dans les temps modernes, continue, par le Sacrifice chrétien, les traditions religieuses du genre humain, qui avaient cet auguste Sacrifice pour objet. Le judaïsme et le protestantisme sont déshérités de ce caractère de toute religion ; ils n'ont pas de sacrifice, de service divin : aussi n'ont-ils pas de temples proprement dits, mais des synagogues et des prêches *.

Le très-saint sacrifice de la Messe, aboli avec tant de fureur par les protestants, nous présente le service le plus auguste, le plus divin qui se puisse concevoir, je ne dis pas seulement sur la terre, mais au ciel même ; puisque la Yictime qui y est offerte est infinie comme le Dieu à qui elle se voue par les mains du prêtre. Parcourez les diverses parties de cet incomparable Office, et vous serez frappé de ce caractère purement et exclusivement divin, uniquement jaloux de la gloire du Très- Haut. C'est au Dieu Souverain dans sa plus haute acception de Majesté, de Paternité et de Puissance que tout s'y rapporte. La profession de ce Dieu y revient à chaque instant sous les invocations les plus solennelles et les plus sublimes : Confiteor Dec Omki-

1 Vinet donne lui-même le nom à' auditoire à ce qu'on est convenu (l'appeler très-improprement, selon lui, temples protestants. {Traité ëli ministère pastoral.)

36 LIVItE I, CHAPITRE II.

poTENTi ; — Gloria in excelsis Deo ; — Credo in UNUM Deum Patrem Omnii'Otentem ; — Siiscipe, Sancte Paier Omnipotens, tEterise Deus ; — Te igitur, Cle-

MENTISS1ME PaTER ; PaTER NOSTER QUI ES IN CŒLIS ;

et ce chant dialogué de la préface où la terre, le ciel, les cieux , la création tout entière , avec tous les êtres qu'elle contient, depuis l'atome jusqu'au Séraphin, éclatent dans un commun transport de louange , socia exidtatione concélébrant, et redisent ce Yere bignum ET jusTUM est, ce triple Sanctus, ce Pleni sunt cœli et

TERRA Ma.TESTATIS GLORIA TU.E, et COt HoSANNA IN EXCEL- SIS qui n'ont rien de pareil, en religieuse grandeur, dans aucune langue.

La réserve de l'adoration au Dieu tout-puissant est telle, dans cet acte sacramentel du culte catholique, que le Fils de Dieu, tout Dieu qu'il est, n'y est pas invoqué (si ce n'est après le sacrifice et à la communion), parce qu'il est lui-même le sujet de ce sacrifice dans son humanité, et que ce n'est que dans sa divinité pure et comme faisant partie de la Trinité qu'il en reçoit l'hommage.

La Très-Sainte Yierge et les Saints y sont mentionnés plusieurs fois , notamment dans le Communicantes et memoriam vénérantes; mais ils n'y sont pas une seule fois invoqués : par celte très-juste et helle raison qu'en donne Alcuin, que le céléhrant, là, est le prêtre du Très-Haut et non pas leur prêtre, et que loin que ce soit à eux qu'il oll're le sacrifice, c'est eux qui sont le sacrifice en union avec la victime. Aussi est-il fait mémoire dans ce môme esprit, non- seulement d'eux mais des vivants, et aussi des morts, afin que tout ce qu'il y a de memhres de Jésus-Christ sur

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