‹ La vigneChapitre 113 sur 176 · CHÈRE PETITE JEANNE · texte numérisé non relu

CHÈRE PETITE JEANNE

CouME j'aurais plaisir à voir avec toi ces merveilles du Médoc dont tu me fais un si aimable tableau! Mais j'aurais mauvaise grâce à envier {on voyage au milieu d’un si beau

pays, à travers des millions si gracieux et si hospitaliers. Je suis moi-même en ce moment prise d’enthousiasme devant le» spectacle que j'ai sous les yeux, et pour une mise en scène adorable dont je. n’avais nulle idée. à

Comme tu le vois par len-tête de cette lettre, je suis dans les Pyrénées= Orientales, à Perpignan.

C’est bien le Midi rayonnant et ensoleillé, avec les cactus qui naissent

spontanément le long des routes, comme les chardons ou les orties dans le Nord ; ce sont les oliviers, les müriers comme à Nice , à Monaco et en Italie. Quand nous sommes arrivés à Perpignan, ©’était au déclin du jour, au moment où le soleil commence à descendre à horizon. Nous nous sommes trouvés tout à coup devant une apparition qui me rappelait les pages attrayantes des Mille et une Nuits. C’est un vieux château

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