‹ La vigneChapitre 16 sur 176 · S=.. 1 VE · texte numérisé non relu

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reconnaît dans les dessins du maître à son œil couvert d’un taffetas noir, David d'Angers, le père Rude, Delacroix, les Deveria, Traviès, toute la bande gaie des artistes de 1830. Cest de là que sortirent les grosses gaudrioles et la fameuse légende de Pillustre bossu Mayeux, le type du bourgeois envieux, sceptique et jaloux, qui précéda la bêtise de Joseph Prudhomme.

Hélas ! que sont devenus les cabarets de nos jours ? Ils n’ont plus la valeur en partage : ils s'appellent débits de vins, bouchons, caboulots, mastroquets, mannezinques , et ils dédaignent le nom de cabarets.

Mais aussi que livrent-ils parfois au buveur bénévole sous prétexte de vin? Un liquide menteur à qui le nom seul de vin est resté, dans lequel le bois de campêche se combine traîtreusement à la litharge, à la fuchsine, aux baies de sorbier et de sureau.

Ceux qui les fréquentent ne s'appellent plus Chapelle, ni Molière, ni Boileau. Les Boileau, les Molière et les Chapelle de nos jours sont au cercle, où ils boivent du café d’Asie ou du thé de Chine, et, au lieu de deviser de choses artistiques et littéraires, remuent sans relâche autour d’une table verte des morceaux de carton et des pièces d’or ou d'argent.

À moins qu’ils ne soient tout bonnement à l’estaminet à boire de la bière

et à fumer des pipes.

Comme souvenir du temps passé, les gens de haute lice, et les grandes dames en goguette qui veulent se livrer à une excentricité de régime, vont au café Anglais, chez Bignon, ou à la Maison Dorée, et disent encore : Ce soir, nous dinons au cabaret.

C’est un hommage,

A la brasserie.

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