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COMMENT ON FAIT LE VIN EN BOURGOGNE

Sur toute notre route on faisait la vendange. Comme partout, des troupes de travailleurs viennent des montagnes voisines et des départements à céréales, où la récolte est faite, pour aider à celle qui est à faire.

Jadis il y avait ce qu’on appelait alors un ban de vendange, c’est-à-dire que les magistrats et aulorités se réunissaient, et décidaient quel élait le jour fixé pour la vendange.

Sautenay, Chassagne, Puligny, Meursault, Monthelie, Volnay, Pomard, Beaune, Savigny, Pernant et Aloxe se réunissaient à Beaune.

Comblanchin, Premour, Nuits, Vosne, Vougeot, Flagey, à Wuits.

Chambolle, Morey, Gevrey, Brochon, Fixin, Fixey et Conchey, à Gevrey.

Marsenay, Chenove, Dijon, etc., à Dijon.

La résolution prise était affichée, et nul ne devait s’y soustraire.

Depuis 1832 à 1835, cette habitude a été supprimée, et le ban des vendanges aboli ; chacun des propriétaires agit à sa guise et suivant le conseil de ses intérêts.

Le jour de la vendange fixé par le propriétaire, les vendangeurs et vendangeuses sont à leur poste. Le raisin est coupé et mis dans les petits paniers qui se versent dans de plus grands paniers à deux corps, que portent les hommes, pour les verser dans les balonges placées sur les charrettes.

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