MATIÈRES UTILES A FAIRE ENTRER DANS SA FORMATION
Composition et proportions des couches pour un carré long de 10 mètres sur 5 mètres.
7 hosphate de Chaux du Lot
Ce qui donne, pour la l'e couche, . . . . . 15" de marne, — 2 SCOUCHE. UE ee 10% branches, détritus de pins, etc. — de COUCHES TEE 7, 20% ajoncs, bruyères, terre de bois, etc. == % couche, . . . . . 00,500" chaux vive ou 5 hect. — 5e couche. . . . . . 10m débris végétaux.
6° couthe. 2 , 10" de fumier.
—- T° couche. . . . . . 250 kilog. de phosphate. — 8 couche. . . . . . 1m ou 10 hect. de cendres et suie. * — 9e couche. . . . . . 15" de marne.
Cette masse, ainsi formée, aura au début 1",60 environ de hauteur. Cette pelote de compost devra être arrosée six fois dans le courant de la saison et alternativement avec du purin de fumier et du chlorure de sodium (sel marin, sel de morue, coussin), en mettant chaque fois 50 kilos de ce sel pour cinq barriques d’eau.
Pour faciliter l'absorption et le séjour du liquide d'arrosage, on percera verlicalement dans la pelote des trous avec une barre de fer ou de bois. J
Le compost devra être brassé deux fois dans l’année. {8
Une masse ainsi formée se réduira environ à 4 mètre de hauteur, produisant 50 mètres de com-. post et capable de fournir aux besoins d’une plantation nouvelle de 10,000 pieds de "4 à raison de 5 litres par pied. 9
CHATEAU-LAHOURINGUE. 315
Maintenant que nous avons vu M. Bignon maître de cette arme énergique, de son compost, destiné à fournir au terrain ce qui lui manque, voyons un peu ce qu’il fait.
Tout d'abord, il a respecté pieusement comme objets d'art, et avec un soin pour ainsi dire filial, les vieux ceps éprouvés qui ont fait la réputation réelle du vignoble ; il s’est contenté de les dégager de tout ce qui pouvait leur nuire, et les nourrit uniquement avec son compost.
À côté de ces vétérans de la propriété, il fait de nouvelles recrues; c’est pour cela que ce bataillon de travailleurs creuse sous ses ordres ces lignes de circonvallation.
Les meilleurs croupes de la propriété sont ainsi défrichées, et défrichées à une profondeur raisonnée, jusque près du manteau de graviers sablonneux reposant sur les argiles pierreuses des calcaires, qui caractérisent les compositions des terrains les meilleurs du Médoc.
Sous ce sol végétal actuel, on a établi un véritable sous-sol, en rapportant une couche de 25 à 30 centimètres, uniquement composée de terre neuve fournie par les bois des environs et les détritus végétaux.
Le sol une fois nettoyé, approprié et constitué en vue de la vigne, on s'occupe de le planter en cépages distingués, choisis parmi les espèces qui produisent les vins fins et appropriés à la nature du terrain, et dans les proportions nécessaires à produire un ensemble supérieur.
Ces proportions sont éludiées avec soin, d’après celles qui sont en usage dans les plus grands et les plus renommés vignobles, afin de fournir à l’ensemble le bouquet, la finesse, le corps et la couleur, signes distinctifs des
vins rares,