LES GRANDES ANNÉES
Depuis 1811, qui semble primer d’une façon particulière parmi toutes les autres comme année éminemment supérieure, on note comme une bonne année 1815, qui ent un succès de premier ordre à l'étranger, notamment en Allemagne et en Angleterre, et parvint à obtenir des prix inconnus jusqu’alors, bien que les vius n'aient pas conquis en vieillissant toutes les qualités qu'on pouvait en espérer.
1828. Bonne année, surtout pour les grands vins.
1834. Passe pour une grande année.
1840. Bonne année, surtout pour les pays blancs
1841. Grande année pour les vins rouges.
1844. Grande année pour les vins rouges et les vins blancs.
1846. Grande année pour les vins blancs.
1847. Grande année remarquable pour les vins blancs.
1848. Graxpe année pour les vins rouges, notamment pour ceux de Chàteau-Margau, Château-Laflite et les crus voisins. Abondance générale.
1851. Bonne année pour les vins rouges et les vins blancs.
De 1852 à 1857, l'invasion de l'oïdium contrarie le développement de la vigne et trouble la qualité du produit.
1857. Jusqu'en 1857, l’oïdium exerce une influence fâcheuse, qui ne fut combattue avec fruit que cette année, où l’abondance revint avec la qualité. L’année 1857 passe pour une bonne année.
1858. Gran année pour les vins rouges et les vins blancs, qui atteignent en primeur les prix les plus élevés qui aient été payés jusqu’alors.
Depuis, sauf Pannée 1862, qui fut en certains endroits assez satisfaisante, les années qui se succèdent jusqu’en 1864 sont mauvaises ou médiocres.
1864, au contraire, est une GRANDE axée pour les vins blancs et les vins rouges, dont les échantillons étaient prêts pour entrer en lutte à l'Exposition universelle de 1867 et y triompher sur toute la ligne.
Ce qui prouve péremptoirement qu’à partir de la troisième année, les vins de la Gironde sont mürs pour la consommation, et que les gourmets peuvent
se dispenser d'attendre de longues années pour jouir des qualités d’une bonne pour } q
} récolte.
1865 est une assez bonne année.
1866 et 1867. Années ordinaires.
1868. Année médiocre.
1869. Année ordinaire.
1870. Gnranpe axé pour les vins rouges et les vins blancs. 1871, 1872 et 1873 sont des années médiocres.
1874 Est une BONNE et très-abondante année. |
Les vins s’améliorent et tendent à prendre le caractère d’une grande année.
1875. Année excessivement abondante comme produits, qui se présentent bien, mais n’ont pas encore leur classification. .
1876. Année beaucoup moins abondante que les précédentes, mais s’annonçant comme d’une bonne qualité.
1877. Récolte qui promet d’être satisfaisante à tous égards.
Ainsi, les grandes années sont rares, et, parmi celles dont il reste quelques échantillons à présenter aux consommateurs et aux gourmets, les années 1864 et 1870 sont de premier ordre. Aussi est-il passé en usage maintenant, chez les grands propriétaires et gourmets de haute lice, de faire annoncer par le maître d'hôtel année du vin qu’il verse dans votre verre, en même temps que le nom du cru où il est né, lorsque l’année en vaut la peine.
L'année 1874 promet, nous dit-on, d’être ainsi annoncée l’année prochaine.
Les propriétaires et notables commerçants acheteurs des vins dus à ces années exceptionnelles prennent la précaution de faire tirer ces vins aux
chais mêmes où ils ont reçu les soins consacrés à leur enfance et à leur jeunesse, et de les faire boucher avec des bouchons estampés à la marque de la maison et mentionnant l’année de leur naissance.
Ainsi, chers lecteurs et buveurs très-judicieux, lorsque vous entendrez prononcer à côté d’un grand cru le nom de 64 et de 70, dressez l'oreille, et soyez sans crainte.
COSTUMES ET VISAGES
NN
Sy KL