‹ La Vigne dans le BordelaisChapitre 33 sur 73 · JS · texte numérisé non relu

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tous sens et disposées en rangs parallèles, ces vignes ont un tronc qui ne s’élève guère au-dessus de 15 à 20 centimètres. De ce tronc partent, dans les deux directions opposées, deux astes C, tenues en éventail par les caressons et par les lattes qu’ils supportent è leur extrémité et dont la hauteur totale au-dessus de la terre est de 30 cent, environ.

Liées à ces lates, et forcées ainsi de décrire une courbe qui donne à l’ensemble du pied la forme d’un Y, les asles no conservent à la taille que do cinq à huit yeux chacune selon leur vigueur, ces mêmes yeux étant enlevés à toute la partie de Vaste qu’il faut en outre laisser pour assurer sa courbure et son assujettissement solide à la latte, au moyen de liens.

En parlant, ci-dessus, de l’influence de la terre sur le vin, nous avons cherché à faire comprendre pourquoi les vignes basses étaient celles qui donnaient le meilleur vin : la maturité complète du raisin étant la condition première et capitale de cette bonté.

« La plus prisée de toutes les vignes, dit Olivier de Serres, est la basse, môme selon le jugement de Golumelle, aussi c’est en ces endroits ou les exquis vins croissent, que la seule vigne basse est en réputation (1). »

(1) Liv. III, ch. III.

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