NOMS
! riMiutf.
louniqits.
•Fnirais :
Graniinées.
Trilicum repens. 1
Cynodon daclylon. 1
Chiendent. '
Graves, etc.
Agrostis stolonifcra.
Agrostis traçant.
Panicom viride.
Panic vert.
Jiuphorbiacées.
Mercurialis annua.
.Mercuriale.
Partout.
Composées.
Souchus arvensis.
Laitron des champs.
Calendula arvciisis/
Souci.
Graves.
jAmarantacées.
üliacées.
Amarantus sylvestris
Amarante sauvage.
Graves, Médoc.
Allinm vineale.
Ail des vignes.
Côtes, Palus, etc.'
» puruiu.
Poireau.
> ampelaprasum.
» faux poireau.
» spharoceplialoii
» sphérocéphale
uéraoiacées.
Geranim rotundifoliom.
Géranium à Pt'* rondes.
Partout.
Trodium cicatarium.
Erodiainàn**»(iecigu6.
Aristolochiées.
Aristolochia clematitis.
Aristoloche commune.
Palus, Côtes. 1
Ijbiées.
Lamiiim ainpiesicolc.
lamium embrassant.
Graves.
Carjopliyllécs.
Spergula arvensis.
Spergule des champs.
Cheuopodées.
Chenopodinm fœtidum .
Arroche puante.
Primulacées.
Anagallis arvensis.
Mouron des champs.
Partout.
jBorraginées.
Heliotropinmeuropœom
Héliotrope commun.
potygooées.
Rnmex acetosella.
Petite oseille.
LA VIONE DANS LE nORDELAIS
Indépendamment de cea plantes, que tout fait un devoir d’expulser du vignoble, il en est encore que la culture elle-même y introduit, dans un but bien légitime aans doute, mais non sans nuire bien souvent aux produits de ce dernier. De ce nombre est le froment.
Nous savons bien que, dans le système des vignes en Jouales, le froment ou le seigle viennent tous les deux ans occuper la place assignée, dans ces vignes, aux plantes d’assolement. Ici, il ne saurait être question de les repousser, et cependant voici ce qu’on lisait à cet égard, en 1841, dans les ,lnna/es deMa Société' royale d’agriculture de Turin. « En visitant, après la moisson, un vignoble où l’on a semé du blé ou du seigle, on reconnaît que la vigne, auparavant vigoureuse, présente un tout autre aspect; les sarments sont courts et maigres , les feuilles étroites, les grappes rares et claires, à tel point que la récolte est misérable, et cela deux ans de suite, n
Après avoir fait remarquer que les choses se passent tout autrement quand, au lieu de blé, on sème du maïs, l’auteur de ces observations, le D' Bertola, ajoute : c Ce n’est pas par des excrétions d’une nature particulière que le froment fait tort à la végétation de la vigne, mais uniquement par sa transpiration, par ses émanations aqueuses; et que toute autre plante herbacée produirait le même elTet, lorsqu’elle est, comme le blé, munie d’un feuillage touffu en hiver et au printemps; parce qu’alors ses émanations aqueuses maintiennent pendant la saison pluvieuse une atmosphère perpétuellement humide autour des ceps de vigne. C’est pourquoi le dommage est plus sensible quand les vignes sont jeunes; en effet, moins les ceps sont élevés, plus ils sont soumis à l’influence de ces vapeurs invisibles que le froment exhale; ils y sont pour ainsi dire noyés; ils se moisissent à la
surface; ils se couvrent de mousses et de lichens; enfin, c’est à peine s’il est possible de les rappeler à la vie. »
Nous ne pourrions appuyer ces remarques sur ce qui se passe parmi nous, nos vignes en jouales ne paraissant pas souffrir du voisinage du froment, et, d’un autre côté, l’espacement que nous leur donnons et la hauteur à laquelle nous les tenons étant autant de moyens de préservations pour elles. Mais pour celles qui n’avaient pas été destinées à se mêler à des cultures de Lié, comme celles des Palus notamment, où cet usage est devenu fréquent; comme celles des Graves du Médoc même, où nous l’avons vu tenter aussi, nous croyons qu’il peut y avoir danger, sans compter celui de la gelée, déjà signalé ci-dessus.
Sur ce point encore, les anciens nous avaient devancés, et on lit dans Flavius Joseph ce qui suit, a II ne faut rien semer dans une vigne, parce qu'il suffit que la terre la nourrisse, sans qu’on ouvre encore son sein avec le fer (1). »