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Fig. 54. — Plan dressé pak Ligorio et revu
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l CONTINI, REMIS À JOUR EN 1751. '^PARTIE B.
et de cyprès, d'un aspect si majestueux, qui, en plusieurs endroits, marquent la limite de ses anciennes propriétés.
En 1731 , d'après Bulgarini, en 1738, selon Helbig, V Antinous trouvé dans un lieu delà villa qui nous est inconnu, entrait au musée du Capitole. En 1735, on mit au jour le basrelief colossal d'Antinous qui, depuis 1760, figure à la villa Albani, et vers la même année une tête colossale de l'Océan (aujourd'hui au Vatican), ainsi que deux statues féminines assises ayant un chien sous leur siège.
Les fouilles suivantes furent particulièrement fructueuses. En 1736, Furietti découvrit à YOdèon le Satyre en marbre rouge du musée du Capitole, et, en 1746, dans les bâtiments dits de X Académie, les deux Centaures en marbre gris (musée du Capitole), ainsi que l'hermès du philosophe Antisthène (musée du Vatican). De deux salles voisines proviennent la jolie mosaïque égyptienne représentant une barque et un crocodile (au Vatican) et la mosaïque des Colombes (au Capitole), découverte en 1737, avec d'autres mosaïques. En 1630, Msr Bulgarini y avait déjà trouvé un candélabre de marbre.
Vers 1740, Michilli, qu'on sait avoir exploré les Cento eamere en 1711, en tira YHarpocrate (au Capitole), et, en 1743, la Flora (au Capitole) ainsi que Y Antinous égyptien (Vatican). Un certain Lolli, habitant de Tivoli, y récolta des torses et des tètes. Des mêmes lieux proviennent deux gladiateurs donnés au prince royal de Pologne, et un Endymion (à Stockholm) découvert par MRr Marefoschi.
En 1742, d'après Bulgarini, la propriété Fede fournit une statue d'Hadrien, vêtu seulement de la chlamyde et tenant un globe, qui fut transportée au jardin du Quirinal. Du même endroit proviennent un Pugiliste (au Louvre), un buste de Domitia et un hermès d'Hercule jeune, tous deux au Vatican.
Dès 1630, les Jésuites firent des fouilles dans leurs propriétés; jadis elles avaient appartenu à Soliardi et renfermaient le Canope, les Thermes et Roccabruna. C'est à Canope que fut réunie la série de statues pseudo-égyptiennes acquise et restaurée par le cardinal Massimi, en 1740 et 1748. Elle passa ensuite au marquis del Carpio, ambassadeur de Portugal ; en 1774, si l'on en croit Bulgarini, elle alla au Capitole, puis au Vatican, où Benoît XIV composait un musée égyptien. Dans les mêmes parages, on trouva une idole égyptienne, trois prêtres agenouillés, quatre statues d'Isis en basalte, un hermès double d'Isis et d'Apis de même matière, le dieu Canope en basalte vert. En même temps, les deux Télamons en granit rose, les Cioci de la place de Tivoli furent installés au Vatican.
A peu près à la même époque, en 1745, dans le tome X de son Velus Latium, Vulpi donne quelques renseignements sur la villa et les textes de quelques inscriptions.
Bulgarini nous apprend que vers 1748 on mit au jour un trépied de marbre avec tritons et chevaux marins, un buste d'Hadrien, une tête colossale de Cybèle (Capitole), un Faune, une statue d'Electra et des hermès de l'Ariane (probablement salle des Colombes,
28 LA VILLA HADRIANA
au Capitule) et de Bacchus. Suivant le môme auteur, c'est dans le Stade qu'aurait été trouvée la statue d'un Gaulois mourant ressemblant à celle du musée du Capitule.
Deux années plus tard, en 1750, les architectes français, Clérisseau, Peyre, Wailly et Moreau, préparèrent une exploration de la villa; mais leur projet n'eut pas de suite.
C'est en 1753 qu'entrait au Capitole, après être passé par la ville d'Esté, le Satyre au repos.
Bulgarini note ensuite, en 1765, une statue de marbre grec acquise par Bart. Gavazzi, sculpteur romain, et mentionne les fouilles de 1774 aux Cent chambres et au casino Del Re et les recherches faites en 1769 et 1773 par Domenico de Angelis dans ses propriétés de Roccabruna où il trouva des mosaïques dont il fit des tables.
L'année 1779 ou 1780 fut marquée par des trouvailles importantes. Mgr Marefoschi découvrit, dans le triclinium privé du palais, des dallages en mosaïque composés de cinq tableaux représentant, dans des cadres de feuillages, des masques, des chèvres, un lion dévorant un taureau (au Vatican). De cette même salle provient la mosaïque des Centaures et Fauves du musée de Berlin. A ce moment Cabrai et del Re publiaient leur guide des environs de Tivoli et le Vatican s'enrichissait du Satyre en marbre rouge (cabinet des Masques) trouvé dans le Portique circulaire par le comte Fede, dont l'héritier, le comte Centini, continua quelque peu les fouilles et mit au jour, en 1783, les seize colonnes de marbre qui ornent la salle des Muses au Vatican.
A Pie VI, un architecte romain, Domenico Palmucci, dédia une vue à vol d'oiseau de la villa restaurée d'une façon trop fantaisiste {fig. 55); et, en 1781, Piranesi dessina, puis fit graver son magnifique plan restauré de la villa, à l'échelle d'à peu près un millième, en s'ingéniant à identifier divers monuments. Ce plan magistral, en six feuilles, est inséré dans les œuvres complètes de Piranesi, au tome XXII, sous le titre : Planta délie fabbriche esistenti nella villa Adriana (fig. 56-61). Outre ce plan général, Piranesi dessina un grand nombre de vases, de candélabres et de motifs divers. Cédant à une détestable habitude de son temps, l'auteur imagina, pour tout compléter, un grand nombre de portiques et de constructions.
Peu après Piranesi, Ponce, artiste français, relevait une série de plafonds de stuc maintenant détruits1, et écrivait, vers 1789, que «plusieurs statues qui sont à la villa d'Esté, au palais Farnèse, chez le cardinal Albani et mille autres choses curieuses qu'on admire à Rome, ont été tirées de la villa impériale ».
Nous arrivons aux dernières années du xvui6 siècle, célèbres par les fouilles faites au Pantanello par Hamilton et Piranesi.
Le Pantanello, marais stagnant, situé près du théâtre grec, fut mis à sec par moitié, de 1730 à 1770; mais antérieurement, en 1724, Ant. Lolli, de Tivoli, y avait trouvé deux bustes d'Hadrien et un. dit-on, d'Héliogabale, une tète de Julie, les bustes d'Homère,
1. Arabesques antiques des Bains de Livie et de la villa Adriana, avec les plafonds de la villa Madame, Paris, 1789.
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FlG. 36. — RÉDUCTION DU PLAN EXÉCUTÉ PAR PlRANESI EN L'ANNÉE 1781. (PARTIE A.)
FlG. 57. — RÉDUCTION DU PLAN RESTAURÉ PAR PlRANESl/ (PARTIE B.
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