‹ La villa impériale de Tibur (villa Hadriana)Chapitre 90 sur 111 · SE · texte numérisé non relu

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LA VILLA HADRIANA

Capitole ('chambre du Gladiateur). L'une, connue sous le nom de Flora (fig. 523), est un joli spécimen de l'art de l'époque d'Hadrien. La tête, quoique rajustée, semble bien être celle

de la statue, mais les fleurs qu'elle tient à la main sont modernes. Dans le jeu des plis, il y a une certaine recherche pour rendre les différentes étolïes drapées avec beaucoup de coquetterie. Cette statue fut trouvée en 1743 et donnée au Musée par le pape Benoît XIV. La seconde figure (fig. 524), entièrement enveloppée d'un ample manteau, porte religieusement un objet rond, vase ou boîte.

Elle est indiquée par Ligorio comme provenant de la Palestre. On a supposé qu'elle a servi de fontaine, mais les restaurations rendent la vérification impossible. Les uns y voient Pandore tenant le coffret mystérieux, d'autres une Psyché apportant à Vénus l'eau du Cocyte. Quoi qu'il en soit, il est certain que cette femme, tenant un objet précieux, accomplit un acte solennel. La tête est antique, sans

pour cela appartenir à la statue, qui est en marbre pentélique.

Une a utre statue, supposée Flora, est reproduite dans Penna (fin. 520).

Une Psyché, un peu moins discutable, fait partie d'un groupe trouvé au Pantanello en 1769. Elle écoute Eros qui la guide (à Lansdowne House). Les deux figures ne ressemblent pas à celles que l'on a coutume d'appeler Eros et Psyché (fig. 525), où deux jeunes

Fig. 521. — Jeune fille volant (villa Aluani).

(Restaurations : Les deux liras. le lias de la jamlie gauche avec le genou, la moilie du pied droit, plusieurs Fragments de la draperie, la plus grande partie de la plinthe.) La tête. — (Restaurations : presque tout le diadème, le liout du nez, les lioucles de cheveux. La tète antique, cependant, n'appartient pas au corps.)

Fig. 522. — Statue d'Ephèbe endormi

(d'après Clarac).

(Restaurations: Le menton, la main droite avec le poignet, le tronc d'arbre, le genou droit et partie du pied droit.)

Fig. 523. — Statue de jeune fille (Musée du Capitole) (phot. Alinari).

Restaurations : La main gauche avec, le bouquet, quelques parties des doigts de la main droite, la plinthe. Tresse de cheveux et bandelettes.)

ART/EÏ NATURE

gens, étroitement unis, s'embrassent, l'un des plus charmants groupes de 1 époque hellénistique. Ici, la composition est moins gracieuse et Psyché semble trop chargée de draperies. Les ailes sont modernes.

On a cru aussi retrouver une Psyché (fig. 527) d'un autre genre, une Psyché tourmentée ou plutôt punie', dans une statue de jeune fille conservée au Capitole depuis l'année 1753. Une main est posée sur le sein qui palpite, elle semble en proie à une violente émotion. La main gauche a été restaurée, aussi peu heureusement qu'à la statue analogue

Fig. 524. — Statue de femme portant un vase (Musée du Capitole).

(Restaurations : Le couvercle du va«e, et tout le bas de la statue à partir des genoux.) La tête (Restaurations : Le nez et un morceau de la chevelure placée au-dessus du front) est antique, mais n'appartient pas à la statue.

Fig. 525. — Groupe de l'Amour et Psyché (d'après Clarac) (Lansdowne house).

(Restaurations : L'Amour : Le haut de la tête audessus des yeux, le bras gauche, les jambes à partir des genoux, les ailes; Psyché: Le cou, les bras, la torche, les ailes.)

Fig. 526. — Statue de femme (d'après Pexxa).

du Louvre-. Nous retrouvons le prototype de cette statue dans une des Niobides de Florence3.

Il est admissible qu'une figure antique célèbre ait, dans la suite, servi de modèle avec quelques variantes, comme cela s'est vu, surtout dans les peintures campaniennes, et qu'une des Niobides ait pu, môme par un artiste ancien, être interprétée en Psyché. N'a-t-on pas vu, en efïet, une Niobide soutenant son père mourant, traduite plus tard en un Pylade relevant Oreste pendant un accès de folie (Musée de Latran) ? Néanmoins, il faut bien rapprocher cette soi-disant Psyché d'une Niobide (Vatican, Ghiaramonti), qui provient aussi de la villa, et qui est un des plus beaux spécimens de femme drapée que nous ait laissé l'art grec (hors texte, PL VII). Ce rapprochement nous conduirait à admettre qu'Hadrien a possédé à

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