Clarac
LA VILLA HADRIANA
Tibur toute la reproduction du groupe représentant le massacre des Niobides dont on
n'aurait jusqu'à présent retrouvé que ces deux figures1.
Une dernière statue de femme, mais allégorique (à Blundell Hall), figure la Phrygie; elle ornait la villa d'Esté. Sa facture grossière rappelle le type que représentent les médailles de cette province; le vexillum a été reconstitué. La Phrygie ne fut sans doute pas la seule allégorie de ce genre ayant figuré à la villa ; il est permis de croire que les provinces visitées par l'empereur y eurent leurs statues ; tout en glorifiant la puissance de l'Empire, elles rappelaient aussi de nora-
1 l rie. o28. — Statue
breux souvenirs. On peut allégorique coloniale avoir une idée de ces figii-
(Bluxdell Hall)
(Reslauratimi'î : Bras droit et le vexillum.)
rations parles hauts reliefs de la basilique de Neptune, qui sont dans la cour du Palais des Conservateurs, et aussi sur le revers de quelques médailles coloniales.
Afin que rien ne manquât à la villa, Hadrien eut un Hermaphrodite {fig. 529) qui, de la collection Campana, est passé à Pétersbourg. Cette statue couchée est une des nom-
Fig. \>z~. — Statue de Niobide restaurée en Psyché (Musée du Capitole).
( Restaurations : L'arcade sourcilière g-auehe, le bout du nez, la lèvre inférieure, la main droite, l'avant-bras gauche, les ailes, la plinthe.)
Fig. 52'J. — Statue d'Hermaphrodite endormi (Pétersbourg) (d'après d'Escamps).
breuses représentations de Y Hermaphrodite endormi, dont les meilleurs types sont au
1. Voir XeSarcophaye des Niobides, au Vatican, traduisant approximativement la scène. — Visconti : Mus. PioClem., IV, 17-17"; — et Hklbig-Toutaln, p. 283.
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