‹ La ville de DavidChapitre 19 sur 49 · A>/(., III, 26; - XI · texte numérisé non relu

A>/(., III, 26; - XI

(2) Bell, jud., II, xvn, î); — V, iv, 2: —\, vi, 1 ; - VI. vi, 3. {3)Jos., X. 28,30, 32, 3:;, 39.

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.Aussi cro3'ons-nous (|uc localiser la glorieuse <( ville de David» là oùNéhémie trouva le quartier nathinéen, c'est supposer chez la communauté restaurée une perversion étrange du sens traditionnel et religieux, supposition que rien n'appuie et qui semble en contradiction avec les faits.

Mais n'insistons pas et voyons si l'Ophel offre une étendue suffisante pour la « ville de David », telle que la Bible nous la représente.

Nous disons « la ville de David », et non la citadelle jébuséenne ; car entre les deux une distinction s'impose. En effet, le roi-prophète niodifia sensiblement la ville à laquelle il donna son nom.

On a relevé avec complaisance l'exiguité des places fortes chananéennes, telles que Lachis,Gézer, Taanach ; par analogie on a conclu que la Jérusalem des Jébuséens pouvait fort bien tenir sur l'Ophel. Aussi le R. P. Lagrange prend-il soin de nous avertir que si « la cité des Jébuséens était remarquablement forte, il n'est dit nulle part qu'elle était très étendue (I) ». Fort juste, mais il n'est dit nulle part non plus qu'elle était très étroite.

Haï, est-il écrit, comptait 12,000 habitants (2).

Voyons dans ce chiffre le produit d'un cens à l'oriental, il restera toujours A^'ai que Haï n'est pas un hameau. L'Urusalim des tablettes de Tell- Amarna apparaît une ville importante (3), et Adonisédech, roi de Jérusalem, fut assez influent pour entraîner à sa suite les rois d'Hébron, de Jérimoth

(1) Op. cit., p. 3:5.

(2) Jos., VIII, 25.

(3) Voir Qtiestions de topographie palestinienne, Jérusalem, 1903, p. 64-77.

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et d'Efçlon I I I. Tout autant de raisons pour donner une certaine étendue à la cité jëbuséenne. qui durant plusieurs siècles se maintint autonome et parut à David admirablement disposée pour servir de capitale à son ro\'aume... Restreijrnons d'abord le périmètre do la citadelle tant qu'on le voudra, encore devra-t-on lui trouver une position inexpugnable. Tout le monde est d'accord là-dessus. Or la pente du Moriah, qui descend jusqu'à Siloé, l'Ophel, en un mot, remplit-il ces conditions? Le fait est que le nord en est si exposé que, selon la plupart des partisans de la théorie. David s'empressa d'y construire le Millo. Nous examinerons la question chorographique au paragraphe suivant ; tenons-nous-en, pour le moment, à « la ville de David ».

Lorsque M. Birch soutint que la « ville de David » s'élevait sur l'Ophel, M. Conder, le célèbre palestinologue, lui répondit : « La place du temple, M. Birch en conviendra, se trouvait en dehors de la ville de David, ou pour le moins elle était inhabitée. Dans ce cas, sa ville n'a cju'une superficie de 10 à 15 acres \ environ ^t à 6 hectares), espace à peine suffisant pour une population de 600 à 1,000 âmes, si l'on prend les proportions des plus misérables villages de la Palestine, dépourvus d'édifices publics et de rues. En Galilée, l'emplacement ordinaire d'un village mesure 20 acres, et il y en a plusieurs qui occupent le double de cette superficie. Le temple d'Hérode seul occupait 35 acres et la ville actuelle en couvre 200 dans l'intérieur de ses remparts 2.

(1) Jos., X, 3 3.

(2) La superficie de la ville au temps de .losiphe dail d environ 300 acres ou 120 heclares.

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