‹ La ville de DavidChapitre 25 sur 49 · I.A XII.I.I': DH 1>AV1I · texte numérisé non relu

I.A XII.I.I': DH 1>AV1I

Eh bien, voici que le Seigneur amène contre lui les eaux du Fleuve larges et puissantes, le roi dWssour et toute sa majesté 1 . »

La j^rophétie s'accomplit sous le règne d'Acha/, qui paya un tribut fort élevé à son dangereux protecteur, et alla même lui rendre hommage à Damas (2i. E/échias avait une douzaine d'années lorsque Isaïe prononça cette menace, et il en vit la douloureuse réalisation avant de succéder à son père en 724 (3). Ce n'est donc pas sous son règne que les eaux de Siloé commencèrent à couler doucement, et partant l'aqueduc de ce nom n'est pas son œuvre 1

1/argument paraît péremptoire, aussi s'est-on efforcé de l'éluder. Avec quel succès? Ce paisible ruisseau ne serait autre que la fontaine de la Vierge! Mais celle-ci enfoncée dans une caverne projette son eau avec bruit et d'une manière intermittente, et les anciens ne lui donnent pas le nom de Siloé. « L'h3'pothèse, dit M. Robinson, que la fontaine de Marie soit la même que celle de Siloé, et qu'on devrait la distinguer de la piscine de Siloé. a trouvé du crédit parnii les Francs dans les temps modernes; mais elle semble n'avoir surgi qu'au xxui'^ siècleet manque de tout fondement historique. Pocoke en 1738 est le premier qui. à ma connaissance, ait suggéré cette idée, et, vers la même époque, elle a été soutenue avec plus d'insistance par Korte (4). »

Sans doute, le canal qui débouche dans la piscine de Siloé est appelé Aïn-Silwàn par les Arabes ; mais

(1) /.s., VIII, b-O, Irad. P. Condnmin, Lr lirrc d'Isat-., [\iris, l'JO.;. p. :J3.

(2) lY(Ili Reg., XVI. - // Par., X.W III.

(3) // Par., X.WIII, I ; — XXI.X. I.

(4) Diblical rosearche><, Boston, ISU, t. I, p. 'i9G.

ilg. 17 — Placi: m: canal de Siloé.

lO'i LA VILLE DE DAVID

ils la distinguent nettement de l'Aïn-Oumun Daradj, ou fontaine de la Vierge. Sans doute, le même canal est appelé « fontaine » par Josèphe T et par saint Jérôme, mais localisée « à l'extrémité du T3'^ropéon (2) », et « au pied du mont Sion ». Saint Jérôme ajoute même que c'est la piscine dont parle l'évangéliste. et qui est interprété « envoyée 'A . »

Aussi le R. P. Lagrange se montre-t-il disposé à voir dans « les eaux de Siloé » une allusion à « un canal à ciel ouvert au-dessus de l'aqueduc «, découvert par M. Schick en 1884 (4). Malheureusement le « canal à ciel ouvert » est tout simplement l'égout voûté exploré en partie par M. Guthe en 1881, et plus parfaitement encore par M. Mérill au cours de li)0'i 5i. Peu suggestif donc le rapprochement insinué par le savant Dominicain.

Le R. P. Condamin pense à une autre découverte de M. Schick, à « un canal plus ancien, taillé dans le roc à ciel ouvert, au pied de la colline d'Ophel, à l'ouest du torrent de Cédron. » La raison de son choix, c'est que la parole d'Isaïe « ne s'applique pas très heureusement à l'eau qui coule dans un souterrain, mais plutôt à un cours d'eau que l'on voit et

(1) Bell.jud., V, IV, 2.

(2) Bell.jud., V, IV, 1.

(3) Comment, in Isaiam, I. III, c. viii, 6. Migne, Pair. Int., t. \.\IV, col. 116. — Pour saint Jérôme, l'aqueduc de Siloé fut construit avant le règne d'Ezéchias.

ii| <( .M. Souiller prétend que le canal de Siloé existait avant Ezéchias et 'e prouve par un texte antérieur d'Isaïe, qui parle simplement des eaux de Siloé On voit que l'argument ne conclut pas, d'autant cjue M. Schick a découvert un canal à ciel ouvert au-dessus de l'aqueduc. » P. Lagrange> Reçue biblique, 1896, p. 143.

(b) Voir ci-dessus, ch. ii, § II. — Cfr. C. Schick, The Virgin's fouiit, P. E. F. Quart. St., 1902, p. 29-3:).

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