IMO.N
Mais ce fameux (lilK^n-Siloé existait-il au temps de David? 'l'ous ceux {|ui attribuent le canal de Siloé à Iv.échias, (et le l{. F. Laj;ran<re est du nombrei, le nient absolument. Et alors que devient (jihon-Siloé?
L'Kcriture sainte, elle, connaît les eaux courantes (1) et la piscine de Siloé (2), que Josèphe, avons-nous dit, à cause de la provenance de son eau, appelle une fontaine. Mais ce n'est ni Aïn-llogel ni (iihon.
Quant au Targuni, malgré sa confusion, il a si bien le sentiment des vraisemblances historiques, ({u'il envoie Salomon et sa suite dans une autre vallée hors de la vue d'Adonias. Faisons comme lui et cherchons à l'ouest de la ville, ou plus clairement à l'ouest de la colline occidentale. « Car, selon M. Birch, il est absurde d'admettre cju'Adonias ait donné son festin de conspirateur proprement sous les fenêtres du palais royal 'A. » C'est cependant ce qu'admettent les savants qui localisent la « cité de David » sur l'Ophel.
Résumons. Le R. P. Lagrange a bien raison de nous promettre la découverte de Sion si nous trouvons Gihon (/i). Or Gihon ne peut être à l'est
1 arrivée de .)onalh:m. Il envoya donc Salomon dans une autre vallée, la centrale, où coule Siloé, siirnoinniée à son épo'iiic (iilmn, le petit Nil.
(I) /.s-.. Vil, o.
{■>) Neh., III, l.i. — Jonn., l.\, 7, 11.
(:;) The stoitp afZokelctli, P. A'. /•'. (Jitari.S!., I.S)0, p. l'J'.).
l'i) «Sion était la cité de David : voyons si la cité de David occupait la colline orientale ou occidenlaln. La solution dépond abi-olument de la position (ju'on assigne à Gihon. Où donc était Gihon ? » 1*. Laf;rani,'e, op. cit., p. ;{I. — L'auteur reconnaît ensuite ([ue Sion n'a pu se trouver sur la colline orientale (|ue si Gihon est identique avec la fontaine de la Vicrjïe, et Aïn riogel avtc le puits île .lob. C'est la base de son système, ne s'in(]ai(Manl nullement si le Bir-.Vyoùb est l'œuvre des chanaréens, des hébreux ou tics du étions.
de Jérusalem; ce que nous savons d'Aïn-Rogel, de Zohéleth et des faits que la Bible 3' rattache s'y oppose. — Donc en vertu des prémisses posées par le docte professeur et que nous sommes heureux d'admettre, Sion, la cité de David, n'occupait pas la colline orientale.
(!'. tjH ij.j)