‹ La ville de DavidChapitre 32 sur 49 · IH · texte numérisé non relu

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(4) Nous y reviendrons plus loin, dans un paragraphe à part.

(o) M. Guthe et M. Bliss n'ont découvert au midi de la ville, prés du Jardin du Roi, qu'une seule porte, ci"'lle de la Fontaine, à l'angle sud-est du mont ."^ion.

(Gj Au H' siècle ap. J.-C, le Targum, après avoir placé Adonias bur le rocher en face de la fontaine de la Vierge, l'.Vin Hogel, la fontaine de l'Espion, ou du Foulon, conduit Salomon à la piscine de Siloé. miniature du prétendu Gihon d'Egypte, du Xil. 11 fut suivi pour le lieu du sacre de Salomon par le traducteur syriaque et par le traducteur arabe. .Mais ceuxci ne confondent le Gihon supérieur d'Ezéchias ni avec la piscine de Siloé ni avec la fontaine de la Vierge. Pour ne pas créer d'équivoque, ils parlent des travaux d'Ezéchias sans prononcer le mot de Gihon. « C'est ce même Ezéchias, lit-on dans la version syriaque, qui boucha l'ouverture des eaux de la fontaine Supérieure et les dirigea dans le fossé occidental de la cité de David. » (// Pur., X.WIl, 30, Biblia polygl. éd- Walton). La version arabe s'exprime en ces termes : « Il détourna aussi les fontaines supérieures de leur lit et les dirigea dans le puits occidental qui est dans la cité de David. » (Id., Ibid.}. On ne cherchera certes pas ce puits sur rOphei:

LE (IIHON SUPKRIPM'R d'kZi'xIIIAS \7)'\

cette même région se trouvaient les sources ([u'il boucha, les conduits f[ui captèrent l'eau au bénéfice de la cité et le nouveau « bassin entre les deux remparts. » C'est là qu'il \' avait le Gihon supérieur dont les eaux furent amenées « à l'occident de la ville de David », dans « l'intérieur de la ville d'Ezéchias. »

Que notre Gihon soit imaginaire et se réduise à un expédient à peine discutable, et que par-dessus le marché il place la cité de David dans le quartier du Saint-Sépulcre, personne, cro\'ons-nous, ne le prétendra sérieusement. Et cependant c'est le R. P. Lagrange qui l'écrit! Mais il faut citer : « C'est précisément ce texte (TI Par., XXXTI, 30), dit-il, qui a forcé ceux qui placent la cité de David près de la porte de Jaffa (.'i, à imaginer un autre Gihon dont les eaux viendraient aboutir à l'occident de la ville. Nous avons vu (où cela ?} ce qu'il faut penser de cet expédient (II), qui placerait la cité de David dans le quartier du Saint-Sépulcre (II!) (1). »

Vraiment, on se demande par quel genre de lapsus calami le savant auteur a qualifié de la sorte les théories de ceux qui reconnaissent le bien fondé de l'opinion traditionnelle, et qui localisent la u ville de David », non « à la porte de Jaffa », mais au mont Sion, alors que l'authenticité du Saint-Sépulcre a été, en réalité, mise en question par leurs contradicteurs, en vertu de leurs théories nouvelles, comme l'a été celle du Saint-Cénacle. Chose suggestive ! Dès la première page, le Révérend Père tranquillise les lecteurs de la Revue Biblique, en écrivant : « Il ne s'agit ici que de la topographie générale de la ville. Les

(1) Op. cit., Y). 3i.

|.)'| I.A NILLIC DE DANII)

Lieux saints, le Cénacle et le Saint-Sépulcre en particulier, ne sont pas touchés. Le système proposé laisse complètement en dehors la question du Cénacle, et fournit, cro\'ons-nous. un moyen facile de défendre l'authenticité, d'ailleurs certaine, du Saint-Sépulcre (L). )> Pourquoi, à coté de sa thèse, manifeste-t-il sa préoccupation de sauver les souvenirs chrétiens?... Pauvre apologétique, si elle en est réduite à ces extrémités. Aussi ne considérons-nous pas ces questions comme une affaire de sentiment, mais plutôt comme un ensemble de choses qu'il s'agit d'étudier objectivement... bien assurés que la vérité n'a rien à craindre de nos recherches, mais ne peut qu'y gagner.

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