‹ La ville de DavidChapitre 33 sur 49 · IV. — Le )nur de Mcmassès · texte numérisé non relu

IV. — Le )nur de Mcmassès

A vant d'attaquer Jérusalem .qui était bien fortifiée, Sennachérib attendit l'armée égN'plienne et lui infligea une sanglante défaite à Altaku. Tranquille de ce côté, il se tourna vers la Ville sainte, quand une peste terrible décima son armée et l'obligea de renoncer à son entreprise 2 .

Les Assyriens cependant revinrent plus tard pour dompter le soulèvement de tous les roitelets d'CJccident. Cette fois-ci, Jérusalem fut prise par Assurbanipal, petit-fils de Sennachérib (668-026 , et Manassès, fils d'Ezéchias, conduit en captivité.

(I) Op. cil., p. 17.

2\ (I L'anfïe du Seigneur frappa l'armée assyrienne et y tua 1813,000 hommes. » IV {II) Rcy., .\i.\, Sô. — Cfr. Is., .\.\.\V1I, G-7.

1,1': ciiioN sui'i;iui;tK d i:/.i;ciiias I.).)

Remis en liberté, le roi de Juda consacra ses dernières années, jusciu'en (JVi, à réparer le mal qu'avait causé son idolâtrie d'autrefois, et s'occupa de la défense de la ville (1). Car le péril assyrien durait toujours, et c'est de ce coté que devtiient venir ceux c{ui inni<^eraienl à Juda le sort ([ue subit le royaume d'Israël en 722.

Un texte des Chronic[ues fait allusion aux tra\'aux de Manassès. « 11 bâtit le mur extérieur de la ville de David, à l'ouest de (iihon dans la vallée et à l'entrée de la porte des Poissons et il entoura Ophel (2). »

Le texte manque de clarté, les interprétations diverses c|u'il a reçues en témoij;'nent. Son oliscurité d'ailleurs ne date pas d'aujourd'hui. Les Septante supprimentdans plusieurs manuscrits toute niention du Gihon ; selon eux « il bâtit le mur extérieur de la ville de David de l'est au sud, dans le torrent, et à l'entrée de la porte des Poissons. » Selon d'autres manuscrits, il fit un travail pour entourer u l'inaccessible », c'est-à-dire le sanctuaire? Plusieurs ne voient dans Ophcl c^u'un nom commun, une hauteur (3), Les versions syriaques et arabes, sans parler de rOphel, assurent que Manassès entoura Jérusalem tout entière d'un mur qu'il fit très très haut.

Somme toute, le texte n'offre guère de base solide aux déductions. Tout au plus est-on d'accord pour dire qu'il ne s'agit que ciun mur, et c[ue celui-ci fut exhaussé. Mais où localiser ce mur .'

(I; 71' 11) Rrf/.. XXI, 1-lS. — // Pur.. XXXIII, [-20.

[2] Il Par., XXXIII, 1'..

(J) V. C. HucUert, np. cil., p. :33-;i9.

150) LA VILLE l)K DAVID

Le mur se rattache évidemment à la porte des Poissons; or Néhémie ( 1) et Sophonie 2 mettent celle-ci en relation avec le quartier neuf. Dès lors on place généralement la porte des Poissons au nord de la ville, et l'enceinte d'Ezéchias, ou deuxième enceinte, passe pour être l'objet de la restauration de AFanassès (3). La ville de David est ici. comme en d'autres endroits, prise au sens large, pour la ville tout entière, cela est évident.

Mais quelle est cette vallée, nahal, dont parle notre texte? Le R. P. Lagrange et le R. P. Vincent 3' voient le Cédron ; mais c'est en vertu d'une h^'pothèse érigée en principe. « Gibon est dans la vallée II Par., XXXIII, 14), c'est-à-dire dans la vallée du Cédron, écrit le R. P. Lagrange, car nahal par rapport à Jérusalem signifie toujours le torrent de l'orient, par opposition à la simple vallée de l'occident et du sud, iVHinuoin, qui est constamment nommé Gè (4;. » Récemment le R. P. Vincent écrivit aussi, à propos de la vallée, nahal, parcourue par Néhémie : ^ Nahal ne peut s'appliquer à Jérusaleni qu'à la vallée orientale, la seule où coule parfois un filet d'eau pendant les pluies d'hiver (5). »

Gesenius veut en effet que le mot nahal se rapporte toujours à la vallée de Cédron. comme celui de gc k

(1) .\pI>.. III, 3: — XII, :5S; — Mil. IG.

(2) Sojili., I, 10.

(3) Il faut toujours excepter les professeurs de .Notre-Dame de France, auxquels leur système de défense de l'Ophcl fait dire que, jusqu'aux temps d'Ilérode, « la cité, du moins dans la partie fortilice, était située uniiiuement sur l'Ophcl et le Moriah, » sauf la forteresse de Bcthsour construite par les Machabées « au mont Sion actuel. » {La Palestine, p. a8.)

Cl) Op. cil., p. 31-32.

(o) Les wnrs de Jérusalei)i d'après Xéhémie, Renie hiblifjrie, l'JOi, p. 61.

LE GIIION SUPKUIEUK l/ÉZi'xilIAS 157

l'ilinnom; mais en pratique cette thôorie soulfre de grandes difficultés (1).

Dans la langue hébraïque il y a trois expressions pour représenter ridée de vallée, nahal, gc et cnieq ; mais chacune ei:prime une vallée d'un genre un peu différent. Nahal est employé pour désigner une vallée généralement arrosée par un cours d'eau. Tantôt c'est une rivière permanente, comme le Cison (2), l'Arnon (3) et le Jabok (4). Tantôt c'est un simple torrent d'hiver, comme le Qîdron, leGérar(5) et l'Escol (6).

Le mot gc n'est jamais employé pour un cours d'eau permanent. C'est une vallée qui recueille également les eaux de pluie, mais dont le cours semble moins torrentiel que celui du nahal. Gc accompagne toujours l'Hinnom (7).

Emeq représente un terrain bas, une dépression du sol d'une certaine étendue, apte à la culture. La vallée de Rcphaiinest désignée par le mot èmcq (8), comme celle du Térébinthe (9i.

On aurait néanmoins tort de prétendre que tous les écrivains bibliques aient suivi dans le choix de ces expressions une même règle tracée ci une manière inflexible. La vallée orientale, par exemple,

(1) V. Klaibor, Noch eiiiinal 7Ann, Ihirldstadt, Z. D. P. T., Leipzig, 1888, p. 34. — C. Rûckert, np. cit., p. 34-37.

(2) Jud., VI, 7, 13; — V,21.

(3) Jos., XII, 1, 2.

(4) Jos., XII, 2.

(5) Gen., XXVI, 7.

(6)iVi/m., XIII, 2o.

(7) Jos., XV, 8 ; — XVIII, 16. — Jer., VII, 32.

(8) Jos., XV, 8 : — XVIII, 16. — // Rcg. [H Sam.). V, 18. 32.

(9) / Rcg. (I Sam.J, XII, 2, 10. — V. Gcseiiius Hebrcw (tiid cfmldean Lexicon, éd. Prideaux Tregelles.

apparaît une fois sous le nom de <' champs du Cédron (1) >) et deux fois sous celui de « èmeq du Uoi 2). » Puis Isaïe dit : <c Vous qui immolez vos petits enfants dans les torrents nahal sous les rochers avancés (3). » Or on sait que le plus célèbre de ces nahal est précisément le gc Hinnom l'i . On ne saurait donc établir un canon rigoureux sur l'emploi de ces diverses expressions, à Jérusalem moins qu'ailleurs.

La Ville sainte ofïre pour les études topographiques une particularité qui semble avoir échappé. A l'époque de la littérature biblique, toutes les collines, toutes les vallées et même les sources qui avoisinent la cité, ont leur nom j}^^opre. Seules les collines, les vallées et les sources situées dans l'enceinte n'en ont jamais reçu (5,.

(i);ri//) Rcg., xxiii, 4.

[i) Gen., XIV, 17. — // Re{j. {Il Sam.), XVIM, 18.

(;{) /s., LVII, o. — Cfr. Is., VII, 19.

(i^ Dans Joël 111, 2, 16, il ost <|ueslion d'un t'ineq Josaphnl, Dieu est juge. Le nom symbolique de cette vallée semble renfermer une allusion h la vallée des Bénédictions (Il Par., XX, 22-20), où Josaphat rendit f^râcc à Dieu pour la facile victoire remportée sur les ennemis d'Israôl. Eusôbe et saint Jér<imo voient dans « lémeq de Josaphat » le <( nahal du Cédron. » {Ononuisl., éd. Kiostermann, p. 118, 170.)

(!)) La grande collino occidentale n'a pas de nom dans la Bible; Sion est un autre nom d'I'rusalim. 11 en est de mt-me de la colline orientale; après l'exil seulement, (i la mi)ntagno montrée par lo Seigneur à David, » [II l'di., III, i) dut rappeler la célcbro terre de Moriah montrée par Dieu à Abraham, {Gen., .XXII, 2). Le Garob se trouvait hors de la ville quand il ligure dans les livres sacrés. Il devait on être ainsi pendant longtemps de l'Ophol, petite hauleur. — En dehors, chaque monticule même semble avoir sa désignation propre, le (îolgatha, le Scopus, le mont dos Oliviers, le mont du Scandale, etc. — A l'intérieur, les monuments, les palais, les tours, les portos, les corporations ou les noms des propriétaires des maisons servaient à indiquer les divers quartiers, comme on le voit par le livre de Néhémie et les couvres de .losophe. La vallée qui sépara la ville haute de la ville basso porta, à 1 épo(|ue de l'historien, le nom des arti-

Lh: (.:iif>N sii'i';mi:rH i)'i';/r:ciiiAS \7)\)

Par sa configuration, la vallée transversale appartient à la classe des gê, et la vallée centrale, qui est de même nature que le Cédron et qui pendant les pluies d'hiver reçoit autant d'eau que lui, appartient à la classe des nahal {V.. Or, si les hagiographes avaient réservé les mots gc et ncihal pour désigner d'une manière absolue l'Ilinnom et le Cédron, quelle expression leur restait-il pour désigner les vallées qui traversent la cité, surtout la vallée profonde qui la divise en deux? Une étude attentive des textes nous permet de proposer plutôt la règle suivante : A Jérusalem, chaque fois que le mot nahal n'est pas accompagné du mot Oidron ou d'un autre qualificatif qui spécifie la A'allée orientale, il représente la vallée centrale. Par exemple, l'auteur du premier livre des Machabée raconte qu'un jour le mur <( qui était le long du torrent, nahaL s'écroula. » Ses lecteurs, semble-t-il, n'auraient pas compris que le mot nahal tout court indiquât le Cédron ; aussi l'écrivain sacré a-t-il soin de faire suivre les mots « le long du torrent » par ceux de « du côté de l'orient (2i. » La méprise entre le nahal de la ville et celui du Cédron n'était plus possible.

Dans le livre de Néhémie le mot nahal paraît également indiquer la vallée centrale,

A son arrivée à Jérusalem, Néhémie sortit secrè-

sans qui y travaillaient. Lo luihiil de .Icrusalom était sa vallée large et profonde.

(1) V. Von Alten, Die Ihtridstddl, de../. 1). l\ T., Leipzig. 1880, p. 156. — Si un liiet d'eau coule parfois dans la vallée de Cédron pendant les pluies dhiver, il en est de même dans la vallée d'Hinnom. Cela ne se voit pas. sans doute, dans la vallée centrale, où depuis bientôt trois mille ans les eaux de pluie sont éconduitcs au dehors par des canaux souterrains.

(2) / Macch., MI, 37.

tement pendant la nuit par la porte de la Vallée (1) pour se rendre compte par un coup d'œil rapide de l'état des remparts. Il passa devant la porte Sterquiline, arriva à la porte de la Fontaine, puis à la piscine du Roi (2). Jusque-là, le Pacha ne rencontra guère d'obstacle ; mais en remontant la vallée, nahal, pour revenir à son point de départ, il la trouva tellement encombrée de ruines, qu'il dût descendre de cheval et marcher à pied.

Nahal est-il ici la vallée centrale ou la vallée de Cédron ?

Xéhémie n'avait aucun intérêt d'inspecter les alentours du temple. Plus d'un siècle auparavant les exilés retournés sous Zorobabel avaient obtenu le consentement du roi « d'élever à Jérusalem un temple au Dieu du ciel '3i. » Puis, en dehors des murs du mont Sion, son itinéraire ne contient aucune allusion aux murs, aux portes ou autres

(1) Sous Amasias (/!' (//) Rog., \l\ , 13. — Il Par., XXV, 23\ Joas, roi d'Israël, détruisit !e mur de Jérusalem «depuis la porte d'Ephralm jusqu'à la porte de l'Angle, (juatre cents coudées. » Ozias, fils d'Amasias, répara le désastre et « Mtit des tours à Jérusalem sur la porte de l'Angle et sur la porte de la Vallée » (7/ Par., XXVI, iti. La porte de la Vallée se trouvait donc dans le même mur ijue la porte d'Ephralm ou de Benjamin, qui s'ouvrait dans la première enceinte au nord du mont Sion {Jer., XXXVII. 13; — XXXVIIl, 7. — Ztich., XIV, 10. — YpA., VIII, IG : — XII, 38). La porte de la Vallée répond à la porte de Gennath ou dos Jardins de Joséphe [Bell, jiid., V, iv, 2) et, placée à 1,000 coudées au nord de la porte Sterquillne (.Vc/(., III, 13). elle nous ramène dans le voisinage de la porte de JafTa.

(2) Seh.. II, 13-14. La Vulgate porto « aqueduc » du roi ; mais le mot hébreu béréaih signifie piscine. C'est le vaste bassin situé près de la piscine de Siloé et appelé par les .arabes Birkpt et lliimrn, l'Etang rouge, de la couleur du ciment de briques pilées dont il est enduit. La porte de la P'ontaine fut retrouvée par .M. Guthc et .M. Bliss à l'angle sud est du mont Sion, et la porte Slerquiline, ou porte des Esséniens de Josèphe (Bell, jttd., V, IV, 2), vers l'angle sud-ouest de la même colline.

(3) Esd., VII. 23.

LK GIIION SUPERIEUR d'ÉZÉCHIAS IHl

particularités, soit de la colline orientale, soit de la deuxième enceinte au nord. 11 semble donc que, une fois arrivé à la piscine du Roi, il soit retourné à la porte de la Vallée en passant par la vallée centrale.

Les partisans de l'Ophel soutiennent au contraire que le gouverneur traversa la vallée centrale à la piscine du Roi (1), remonta la vallée de Cédron et arriva à la porte de la Vallée après avoir fait tout le tour de la ville. Ils n'expliquent pas comment Néhémie ait fait une si loniAue exploration sans que son récit en trahisse le moindre indice ; ils ne s'appuient que sur le sens qu'ils prêtent à nahal, et ajoutent que le Cédron était encombré de ruines provenant des remparts démantelés par les Chaldéens.

Dans ce cas, la vallée d'Hinnom devait l'être tout autant, et cependant le gouverneur venait d'y chevaucher sans difficulté. D'un autre côté, quelque réduite que fût la population de Jérusalem pendant l'exil, et même après l'exil 2), la nécessité de se rendre aux champs et dans les villages voisins n'aurait pas permis aux habitants de laisser le Cédron pendant plus d'un siècle et demi dépourvu d'un sentier assez bon pour qu'un cheval put \' passer sans être conduit par la bride.

(1) Néhémie alla, abar el, de la porte de la Fontaine à la piscine du Roi. Àhar el aie sens d'aller plu.'< loiit, de coiiliiiuer le clieinin, el nullement celui detiaverser une vallée. Du reste la mémo expression est employée par Néhémie pour se rendre de la porte Sterquiline à la porte de la Fontaine, et certes, personne ne prétendra qu'il y eiit là une vallée à traverser.

(2) Les rapatriés, après avoir rebAti assez pauvrement « la maison du Seigneur », avaient la plupart préféré habiter hors des murs de la cité désolée.

Une pareille accumulation de ruines ne se conçoit que dans la vallée centrale. Non seulement elle était traversée par un rempart qui longeait la piscine de Siloé à l'ouest pour passer au nord sur la colline orientale (1), mais elle était encore jonchée des débris de nombreuses maisons livrées aux flammes par l'ennemi (2). « La ville était très grande et très vaste, mais le peuple était en petit nombre et les maisons n'étaient pas bâties '3i. »

La vallée centrale seule répond donc au nahal que remonta Xéhémie pour rentrer au mont Sion par la porte de la Vallée.

Que nous voilà ainsi amenés à la vallée centrale, personne ne nous reprochera de ne pas chercher le mur de Manassès dans le fond du Cédron, d'autant plus qu'aucun vestige de mur n'y a été relevé, que le système de défense l'exclut formellement et que la possibilité même de pareille construction ne se conçoit guère au pied d'un précipice. Néhémie et Josèphe ne permettent pas de songer à « l'avantmur » qu'on a imaginé au pied de l'Ophel, devant la fontaine de la Mcrge i4). En tout cas, on ne saurait le rattacher à la porte des Poissons.

(1) V. Bliss, Excaratioiix al Jt-riisalnii, Londres, 1898.

(2j .M. Bliss (op cit.) a jujçé des rues ci des canau.\ nombreux qui sillonnent le fond de celte vallée, que la population y l'tait autrefois très dense.

:{) Meli. VII, 4 — .Nous verrons au cliapilro suivant que dans l'énumération des travaux exécutes pour la reconstruction de l'enceinte, quatre sections du mur de la colline orientale sont désignées par les noms des propriétaires des maisons avoisinantes. Les quatre sections précédentes, au fond de la vallée centrale, n'ont aucune désij,'nation spéciale. Aucune maison ne sert de repère. Mais la corvée y était considérable, soit que le rempart fût fortement endommagé, soit qu'il fût enfoncé dans les décombres.

(i) Op. cil., p. 34.

LE GiiioN s(jiM':nir:i:r\ d'é/i'xiiias 1()3

Reste le (iihon du nahal, si tant est que sa mention dans le texte doive être retenue. Volontiers nous 3verrions une piscine localisée à peu près là où fut découvert le bassin dit El Burak, qui, comme nous l'avons vu, fut anciennement alimenté par les eaux du Gihon supérieur.

A notre avis, le seul point à retenir de ce texte obscur est que Manassès restaura, à partir de la porte des Poissons, la seconde enceinte tracée par Ezéchias au nord de la ville, et qu'il Féleva considérablement, peut-être parce que dans la lutte avec les ^Vssyriens elle aura été trouvée trop basse. Mais c'est en vain qu'on y cherche un argument en faveur de la théorie de Sion à l'Ophel.

Passons au livre de Néhémie.

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