‹ La ville de DavidChapitre 39 sur 49 · I.lî LIVRE DE NlÔiniMIE · texte numérisé non relu

I.lî LIVRE DE NlÔiniMIE

l'angle très fort » (III, 19). Une fois sur la colline orientale, elle arrive « au tournant et à l'angle » pour suivre le mur le long du torent de Cédron.

Le rempart qui atteint la « porte des Eaux, à l'orient », n'a pas pu passer « sur la maison de David, meal lebcth David ». Il y a ici évidemment une incorrection de copiste à redresser. Comme au chapitre III, 25, le mur passa « devant la tour qui est au-dessus du palais royal, dans la cour de la prison ». Le palais ro\^al est la demeure des rois de Juda, due à Salomon, et dont la splendeur fit oublier dans les livres sacrés celui Cfue David s'était fait construire à Sion. Du reste, depuis « les degrés qui descendent de la ville de David », jusqu'au « palais roval » du livre de Néhémie, nous trouvons treize groupes d'ouvriers occupés à réparer l'enceinte. Le palais roval est donc bien loin de la rue qui descend de la « ville de David ».

L'énumération des chantiers organisés pour une rapide restauration de l'enceinte, indique une à une toutes les sections du mur parcouru par la procession. A l'occasion de la dédicace, il devenait donc superflu de décrire l'enceinte dans les mêmes détails ; une description sommaire de son parcours répondait amplement au but c|ue s'était proposé l'auteur sacré. Mais les deux récits confrontés l'un avec l'autre ne renferment aucune discordance.

Terminons ce chapitre en reproduisant un autre alinéa du R. P. Vincent, également fort suggestif : (( Les notes qui précèdent, dit-il, n'ont évidemment pas la moindre prétention d'avoir rendu claire la description des murailles de Jérusalem dans Néhé

mie. Elles en auront du moins signalé l'obscurité et peut-être auront-elles pour résultat de mettre en ii'arde contre une utilisation inconsidérée de ses données topographiques. Même après une lecture sommaire, on se rendra compte de l'impossibilité de juxtaposer bout à bout les sections de murailles énumérées au chapitre III et de localiser telles qu'elles, au petit bonheur, les désignations fournies par le texte massorétique, les LXX ou la Vulgate, pris indépendamment les uns des autres (1). »

En suivant les sections de murailles dans l'ordre décrit par Néhémie. il est, en effet, impossible de trouver la « cité de David » à l'Ophel, dut-on identifier, avec le R. P. Vincent, la p/.scnic de Sélah avec le canal du Cédron, ou prendre, avec le R. P. Lagrange, la piscine construite pour la fontaine de la Vierge.

De quelque façon qu'on assemble les sections de l'enceinte de la ville, qui était « grande et très vaste, mais ne contenait cj[u'une population restreinte (2), » on ne réussira pas non plus à obtenir, avec le R. P. Germer-Durand et les professeurs de Notre- Dame de France, une cité microscopique, lilliputienne [3 , munie de neuf portes et tenant tout entière sur l'Ophel.

Mais, à part ces nouvelles théories, il n'y a aucune raison de ne pas juxtaposer bout à bout les sections de murailles, dans l'ordre même que les a énumérées le gouverneur. C'est dans ce même ordre que Josèphe décrit le mur méridional de la ville. C'est aussi dans

(1) Op. cit.. p. T.).

(2) .Yr/i., VII, 'i.

(3) Expression du H. P. Germer-Durand.

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