‹ La ville de DavidChapitre 44 sur 49 · IV. — Le sens du verbe « monter » dans les Livres · texte numérisé non relu

IV. — Le sens du verbe « monter » dans les Livres

sacres.

Un dernier argument avancé sérieusement à l'appui de la théorie d'Ophel. est emprunté à la philologie et n'a, par conséquent, rien à craindre des explorations de l'ancienne Jérusalem.

Voici comment l'expose M. l'abbé Pelt : « Les textes bibliques au sujet de Sion paraissent décisifs. Ils nous montrent cjue le palais de David et le palais de Salomon, par conséquent « la cité de David » étaient situés plus bas que le temple, à proximité du temple et au sud du temple. En d'autres termes, la cité de David occupait la petite colline du sud-est, et cette colline est le mont Sion.

« La cité de David était située plus bas que le temple. Car David « monta », pour se rendre de son palais à l'aire d'Areuna, le futur emplacement du temple ill Sam. XXIV, 18, 19 ; on fit «monter»

temps des Machabées la « ville de David », ou la forteresse syrienne s'élevait au mont Sion, « emplacement traditionnel. »

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aussi l'arche d'alliance de la cité de David au temple (III Reg. A^III, 1 ; de même pour aller de la maison du roi — palais de Salomon — à la maison de Yaweh, les chefs de Juda montèrent ! Jer. XXVI, 10). Par contre pour se rendre au palais on descendait (IV Reg., XI, 19; — Jer., XXII, 1). De ces textes il résulte avec évidence que la cité de David et le palais royal de Salomon, étaient situés plus bas que le temple. (3n ne peut donc les placer sur la colline occidentale dont la hauteur dépasse considérablement celle de la colline du temple 1). »

Pour la proximité du palais de David et sa position par rapport au temple, l'auteur invoque l'épisode de la conjuration contre Athalie(2).

Tout ce que le docte écrivain dit du palais de Salomon est très juste ; mais tout ce qu'il raconte du palais de David est erroné et môme contraire aux données positives de l'Ecriture sainte.

Le palais de Salomon s'élevait sur la petite colline orientale, à proximité du temple, et au sud du temple; personne ne le conteste. Mais le palais de Salomon n'est pas celui de David et ne se trouvait même pas dans la « ville de David », dont l'emplacement est précisément l'objet de rencj[uête.

Comme nous l'avons déjà vu, la « cité de David » ne comprenait ni l'aire d'Oman (3), ni le palais de Salomon |^4" , ni celui de la fille de pharaon (5). De plus, c'est le vaste et luxueux palais de Salomon,

(1) Histoire de l'Ancien Testamrnt, i' éd., Paris, 1904, t. Il, p. 36.

(2) ;/ Par., XXIII, 12.

(3) /// (/) Reg.,\, 24. — II Par., Mil, 11.

(4) Ànt. jud., VIII, V, 2. a iv-ixoj; ïyt.yj'jzrjw^ en face du temple. )>

(5) Hors de la cité de David. /// (7) Reg. IX, 2t. — D'après l'usage oriental, il ne pouvait être séparé de celui du roi.

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