‹ La ville de DavidChapitre 46 sur 49 · ici. HI · texte numérisé non relu

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4 Les professeurs de Notre-Dame de France La Palpstinr, p. 143 ont essayé de transplanter la inai.-iOii de Cdijihe de son emplacement traditionnel sur le liane oriental du mont Sion. Le H. P. Urbain Coppens

l.r palais ilr Caiphe ri Ip nourcau Junlnt dp Saint-PieriP a démontre que rien ne justifie cette tentative, et le H. P. Vincent Rmir bibllquf. 190.3, p. 138 lui a donné raison.

LA TERMINOLOGIE HIUMOIJE 231

ment plus positif. De la demeure du grand prêtre, Jésus fut conduit au tribunal suprême du Grand Conseil réuni en assemblée plénièrc. « Or lorsque le jour se fit, dit saint Luc, les anciens du peuple, les princes des prêtres et les scribes s'assemblèrent et ils l'emmenèrent dans le sanhédrin (l I. » La plupart des manuscrits ijrrecs contiennent le mot àv/va-'ov, littéralement « ils le conduisirent en haut ». Qu'on place ce tribunal au Lischkat-Hagazith, ou au Hanôth (2), ou au Hoja/] de Josèphe (3), les Juifs, tout en faisant monter Jésus de la colline occidentale au sanhédrin, descendirent en réalité avec lui sur l'esplanade du temple, sinon dans l'El Wàd.

Mais voici un exemple bien plus frappant. Le livre des Machabées raconte que Nicanor, cjui était revenu avec les restes de son armée dans la « ville de David », « monta un jour, sur la montagne de Sion (4), » c'est-à-dire au temple. Josèphe, racontant le même épisode, dit que « Nicanor descendit de l'Acra au temple (5). » L'écrivain sacré emploie l'expression consacrée par la religion : de la « cité de David ». Nicanor monte au temple. Josèphe, en historien, écrivant surtout pour les conquérants de Jérusalem, se sert de l'expression juste, exacte : de la « cité de David » ou de l'Acra, Nicanor descend au temple. L'écrivain sacré comme l'écrivain profane ont été compris par leurs lecteurs.

Le verbe monter dans le langage biblique est donc

(i) Luc, XXIl, 06-07, texte f,'roc.

(2;: V. Le Prétoire de Pilule el la forleresae .liilonia, p. 109 ss. (3j Bell, jud., V, IV, 2.

{i I Macch., VII. 32-33. — Le H' livre îles Machabées, qui relate aussi ce fait, dit seulement que « Nicanor vint au temple » XIV. 31 . 5; Aiit. jiKl-, -XII. X, u.

loin de démontrer « d'une )nanicrc décisive » que la « cité de David » était située pZu.s bas que le temple, à proximité du temp\e et au sud du temple. Il est permis de s'étonner que si la théorie de l'Ophel « tend à prévaloir», elle doive son succès à de pareils arguments.

Bref, vouloir baser la topographie de Jérusalem sur la terminologie biblique, sur « Sion » et sur « monter », c'est, croyons-nous, méconnaître l'esprit de la Bible, et pratiquer une exégèse que la critique littéraire, attentive à la nature et au st^'le des documents, réprouve non moins que la critique historique, qui s'inspire des situations et des faits, pour apprécier les textes à leur juste valeur.

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