‹ La ville de Québec sous le régime françaisChapitre 154 sur 275 · MAIRE ET ÉCHEVINS DE QUÉBEC EN · texte numérisé non relu

MAIRE ET ÉCHEVINS DE QUÉBEC EN

i le Québec de 1663 n'a pas joui du système municipal il a du i moins eu un maire et deux échevins. C'était la lettre avant l'épreuve!

Le procès- verbal du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, à la date du 18 septembre 1663, porte:

" Sur le réquisitoire du procureur général remontrant que cidevant il y a eu des syndics élus pour la conservation des droits de la communauté et intérêts publics lesquels auraient été supprimés depuis deux ans et ça par l'autorité du gouvernement sans forme de justice observée, et attendu qu'il est de l'importance du service du Roi et du bien public qu'il y ait des personnes de probité requise et de fidélité connue pour avoir soin des intérêts communs de la communauté des habitants de la ville de Québec, le conseil a ordonné qu'il sera fait assemblée générale des habitants de la dite ville et étendue de son ressort, pour être en la dite assemblée en présence dudit conseil procédé à l'élection d'un maire et de deux échevins qui auront le soin des affaires publiques de la dite ville et de son ressort, et à cet effet la dite assemblée sera convoquée à la diligence du procureur général pour le trentième et dernier jour de ce mois."

L'assemblée convoquée pour le 30 septembre eut lieu le dimanche, 7 octobre 1663, dans la salle de réunion du Conseil Souverain. Les habitants de Québec, à la pluralité des voix, firent choix de Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny pour maire et de Jean Madry et Claude Charon, pour échevins.

Les sieurs Le Gardeur de Repentigny et Jean Madry prêtèrent le serment de fidélité en l'exercice de leur charge le 10 octobre 1663. Quant au sieur Claude Charon, il faut croire qu'il ne se souciait pas d'exercer la charge d'échevin puisque le Conseil Souverain fut obligé de 1'" intimer " à comparaître pour prêter son serment d'office.

A la séance du 14 novembre 1663 du Conseil Souverain, nous

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voyons la disparition du maire et des deux échevins de Québec. Le procès- verbal dit:

" Sur ce qui a été représenté par le procureur général qu'il a appris que les sieurs de Repentigny, maire, Madry et Charon, échevins, ne se mettent en peine des dites charges, et que même le pays n'étant encore qu'en très petite considération pour la petitesse de son étendue en déserts et nombre de peuples, il serait plus à propos de se contenter d'un syndic eu égard au peu d'affaires qui concernent le devoir de ces charges, le Conseil, mettant en considération la déclaration du sieur de Tilly, conseiller en ce conseil, que le dit sieur de Repentigny depuis sept ou huit jours se proposait d'aller trouver Monsieur le gouverneur pour être reçu à sa démission de la dite charge, a ordonné et ordonne que sans avoir égard à la dite élection d'un maire et de deux échevins laquelle est révoquée par ces présentes, il sera procédé à l'élection et nomination d'un syndic, et qu'à cet effet affiches en seront faites pour dimanche prochain, issue de la grande messe."

Le maire et les échevins de Québec avaient donc eu un règne éphémère puisqu'ils avaient été en office un mois et quelques jours. La seule besogne qu'il avaient remplie avait été de prêter le serment d'office.

Près d'un siècle plus tard, au mois de septembre 1759, nous voyons de nouveau apparaître un maire à Québec. Dans la requête présentée à M. de Ramezay par les négociants et bourgeois de Québec pour lui demander de rendre Québec aux Anglais, M. Daine s'intitule " lieutenant général civil et criminel de cette ville (Québec) et maire d'icelle." M. Daine eut un règne encore plus éphémère que M. Le Gardeur de Repentigny puisqu'il dura à peine un jour.

Signature de Claude Charon

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