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LES BANCS DANS L'ÉGLISE PAROISSIALE DE

QUÉBEC

l'origine, dans la plupart des églises de la Nouvelle-France le banc du seigneur et même les bancs des simples parois- • siens étaient faits par les propriétaires eux-mêmes.

Il n'en fut pas ainsi, toutefois, pour l'église paroissiale de Montréal puisque dans une de ses lettres, M81 de Saint- Vallier se plaint que les bancs du gouverneur et des autres officiers militaires ou civils avaient coûté très cher à la fabrique. " On y a fait des théâtres plutôt que des bancs," écrivait-il.

A Québec, dès 1651, le Conseil de la colonie avait voté une gratification annuelle de mille livres à l'église paroissiale.

En 1663, le Conseil Souverain remplaça le Conseil institué en 1648. L'année suivante, les marguilliers de Québec priaient le Conseil de continuer de donner à la fabrique la gratification de mille livres, qu'elle recevait depuis 1651.

Le Conseil acquiesça à cette demande des marguilliers, et la gratification fut ensuite payée chaque année d'abord par l'intendant, puis par l'agent de la Compagnie des Indes Occidentales.

En retour de ce don, il y avait des bancs dans l'église à l'usage des conseillers et des agents de la Compagnie des Indes Occidentales. En outre, quelques citoyens avaient droit à des bancs gratuits, à perpétuité, pour certains dons faits à la paroisse.

En résumé, en 1666, il y avait dans l'église paroissiale de Québec bien juste dix-sept bancs payants.

La liste des propriétaires de ces bancs a été conservée. C'étaient:

1° Vincent Poirier de Bellepoire.

2° Madame Maheu.

3° M.LeGardeur.

4° M.d'Auteuil.

5° M. JeanMadry.

6° M.Lambert.

7° M.Soulart.

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8° M. Duquet.

9° M. Jean Gloria.

10° Madame Duplessis.

11° M. Le Gardeur de Tilly.

12° M. Denyspère.

13° M.Denysfils.

14° M.Chartier.

15° M. Roger des Colombiers.

16° M. Lavigne.

17° M. Loyer de La Tour.

M. l'abbé Auguste Gosselin nous apprend que, en 1687, le nombre des bancs de l'église paroissiale ou cathédrale de Québec était de vingt-neuf. Là-dessus, à part le banc du gouverneur, sept ne donnaient aucun revenu à la fabrique.

Source: l'abbé Auguste Gosselin, Henri de Bernières.

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