‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 112 sur 181 · ASSINDER, p · texte numérisé non relu

ASSINDER, p

52. B. & S. WEBB, 0. cCit., p. 263-268. — Voir aussi, p. 145, le procès des dix-sept tanneurs de Permondsey, qui furent condamnés à la prison, en Février 1834, pour avoir commis le crime d'abandonner leur travail sans l’achever.

avait le droit d'ordonner l'arrestation immédiate de l'ouvrier accusé. Le professeur Beesley rapporte qu’en 1863, « un conflit industriel ayant éclaté dans une mine du Durham, le propriétaire réclama l'application de la loi sur les rapports entre maîtres et serviteurs ; au milieu de la nuit, douze mineurs furent saisis dans leurs lits, et enfermés à la prison de Durham, sous l’inculpation d’avoir abandonné leur travail Sans prévenir » %, Comme dans beaucoup de métiers les ouvriers n'ont jamais fini leur travail, puisqu'ils commencent une nouvelle tâche avant d’avoir terminé l'ouvrage en cours, le patron pouvait presque toujours poursuivre ses ouvriers, même payés aux pièces, s'ils s’avisaient de faire grève %#,

La justice anglaise n’était guère plus favorable aux unions, coalitions permanentes, qu'aux grèves, coalitions temporaires. Sans doute les Trade-Unions n'étaient plus criminelles en elles-mêmes, depuis les acts de 1824 et 1825. Mais elles furent souvent poursuivis pour avoir fait prêter des serments illégaux %. D'autre part, si les Trade-Unions n'étaient pas criminelles, et ne pouvaient être poursuivies comme telles, la jurisprudence les considérait comme inexistantes devant la loi parce que « in restraint of trade » $, Par suite elles ne pouvaient intenter d'action en justice : leurs trésoriers pouvaient les voler impunément, et le cas se produisit assez souvent.

De 1867 à 1875, la « Junta », puis le Comité parlemenlaire des Trade-Unions, et les membres des Communes

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