HALSPBURY, 0ÿ. (il, VOL. 9, p. 791 et note
113, Journal Officiel, Documents parlementaires, Chambre, 1910, n°8 624 et 695, — Le Mouvement soctal, Janvier 1911, p. 77-82. — La Vie ouvrière, 20 Décembre 1910, p. 291-807, — L'Echo de Paris, 7 et 14 Décembre 1910, articles de M. DE MUN.
mineurs en 1912, les journaux les plus hostiles aux revendications ouvrières ne purent signaler presque aucun acte de sabotage sérieux. Quant aux actes de destruction et de pillage, aux incendies de boutiques, de bureaux et de gares, assez peu nombreux d’ailleurs, qui marquèrent en 1910 et en 1911 la grève des mineurs du Sud-Galles et la grève des transports de 1911, 1is furent plutôt des manifestations accessoires, des suites d'émeutes, de « riots »114, que la traduction d’un plan méthodique de sabotage, tel que celui qui fut exécuté en 1910 sur une partie du réseau des chemins de fer français. On ne peut guère relever, comme actes de sabotage proprement dits, que les attaques de postes de signaux, les neuf tentatives de déraillement et de déplacement d’aiguilles, le jet de pierres sur les trains, et la rupture de nombreux fils de télégraphe et de téléphone, faits de destruction ou tentatives de destruction signalés à la tribune des Communes le 22 Août 1911 par M. Winston Churchill 15, Les pamphlets syndicalistes les plus notoires, tels que le fameux « Miner's Next Step », n'ont prêché, comme sabotage lato sensu, que le « ca’canny », la restriction du rendement, qui n’est pas un fait de grève, mais une méthode de travail peu fatigante pour l'ouvrier, et ruineuse pour le patron #6,
Le projet de loi Briand sur la répression du sabotage 117 à pour but de modifier l’art. 443 du Code Pénal ‘#8, en aggra-
114. Nous examinerons, parmi les dispositions relatives à l’émeute, les sections 11 et 12 du Malicious Damage Act, qui répriment la « riotous demolition » et le « riotous damage », i. e. la démolition ou les dégradations causées par une émeute.