Réflexions Sur la Violence, p
46. Réflexions sur la Violence, p. 262. I1 suffira souvent de « rosser quelques orateurs de la démocratie », p. 109.
A1. Réflexions sur la Violence, p. 149.
48. Voir la Philosophie syndicaliste, p. 63, et une brochure de M. GUY-GRAND, le Sabolage, publiée par l'Union pour la Vérité, en 1911. — Comparer le Sabotage, d'Emile POUGET, p. 29-30,
AT Joe
bourgeoisie à la cause du prolétariat se proposaient comme but de leurs efforts #, ou si, du moins, elle donne une expression très vive à certaines de ces aspirations, elle conslitue, dans une mesure plus large, un recueil de préceples moraux, que les syndicalistes n’ont pas toujours suivis. Aussi le maître, désabusé par les faits de certaines espérances qui lui étaient chères, a délaissé ses études ouvrières pour se consacrer à la défense de la culture intellectuelle Française. Son œuvre subsiste, néanmoins, comme la plus remarquable tentative qui ait été faite pour la construction d'une psychologie et d’une morale de l’action syndicaliste, avec l'influence que lui assurent une analyse très neuve d’un phénomène social encore peu étudié, et une critique très vive des préjugés en cours.
Armés des remarques que nous venons de faire sur la notion de la violence ouvrière, sur sa valeur réformiste et révolutionnaire, nous allons maintenant pouvoir aborder l'étude de ses manifestations dans les grèves anglaises avec
49, Intervention de M. Hubert LAGARDELLE au Congrès de Nancy, 1907. Mouvement socialiste, Août-Septembre 1907, p. 104: « Que pouvons-nous, nous autres qui n’appartenons pas à la classe ouvrière, qui, comme ces transfuges de l'Ancien régime que la Révolution gagna à sa cause, avons déserté notre classe pour participer à l'action du prolétariat dans le monde, que pouvonsnous, sinon dans la mesure où elles nous sont accessibles, exprimer ses intuitions et enregistrer ses expériences? ».
50. Dans la préface de Confessionni, Georges SOREL a écrit en 1911: « Cet opuscule est destiné à être la dernière publication syndicaliste de l’auteur des Réflexions sur la Violence. I1 lui semble que le syndicalisme n’a pas réalisé ce qu'on en attendait. Beaucoup de personnes espèrent que l'avenir corrigera les maux de l'heure actuelle. Mais l’auteur se sent trop vieux pour vivre dans des espérances lointaines; et il a pris la résolution d'employer les années qui lui restent à vivre à approfondir d’autres questions qui intéressent vivement la jeunesse cultivée de France ».
Après s'être rapproché de l'Action française avec Edouard Berth, Georges SOREL a fondé l'Indépendance où ses articles voisinent avec ceux de Dom Besse, « le théologien d’Action française » (n° du 10 Octobre 1912) et où il pourfend les universitaires de la Sorbonne ct les « Dreyfusards ». Hubert LAGARDELLE, resté fidèle à l'idéal primitif du néo-syndicalisme, a fort éioquemment critiqué dans le Mouvement socialiste de Janvier 1911, p. 52-55, la tendance qui entraîne vers l’Action française des hommes comme Sorel, Berth et Valois.
Roi
un esprit plus libre, et plus préoccupé des faits que des idées communément reçues ‘1.
51. C’est dans le dessein de nous tenir plus près des faits que nous avons, dans l'analyse de la notion de violence, insisté spécialement sur certains aspects peu connus, et trop souvent laissés dans l'ombre, de ce phénomène social, et que nous n'avons pas consacré de longs développements à des idées admises par tous et exprimées partout, au risque de donner à notre exposé un tour paradoxal. Il est bien évident que nous condamnons la violence en soi, au nom du respect dù à la valeur propre, à « l'éminente dignité » de la personne humaine, On trouvera une critique complète de la violence dans l’enquête sur « Le liüle de la Violence dans les Conflits de la Vie moderne », publiée par les Documents du Progrès depuis Octobre 1912. — Voir aussi CROSBY, Strikes, 1910,