Histoire du Trade-Unionisme, p
5. Benjamin FRANKLIN, Memoirs. Cité par Sir James STEPHEN, History of the Criminal Law, vol. 3, p. 205 et suiv.
nérent en bagarres, pour demander la prohibition de l'importalion des soieries étrangères et réclamer une loi sur les salaires 6. Comme le rapporte l'un d'eux « un grand homme? a dit aux tisseurs que la classe gouvernante fait la loi, et que nous, le peuple, devons la faire marcher ». IIS obtiennent satisfaction, et leur union éphémère devient une associalion permanente pour assurer le respect de act qui leur accorde sa protection.
À la fin du XVIIF siècle, les coalitions ouvrières augmentent en nombre et en gravité, des associations s'établissent, et sur la demande des patrons, qui crient à la ruine de l'industrie, et du Gouvernement, qui craint la diffusion des idées révolutionnaires alors triomphantes en France, le Parlement vote les acts impitoyables de 1799 et 18008. loutes les coalitions ouvrières sont sévèrement prohibées et, pendant les vingt premières années du XIX° siècle, les trade-unionistes sont poursuivis comme rebelles, et les grèves écrasées d'une main ferme. Mis hors la loi, les membres des unions répondent par la violence ?. D'après Francis Place, les juges enchérissent sur la sévérité des statuts. « Pour chaque occasion où les ouvriers étaient poursuivis au criminel pour s'être coalisés afin de régler leurs salaires et la durée de leur travail, quelque lourde que fut la condamnation prononcée contre eux, quelque rigoureuse qu'en fût l'application, personne ne manilestail le plus mince sentiment de compassion pour les malheureux condamnés. La justice était absolument en dehors de la question, ils ne pouvaient toujours obtenir d’être entendus par un magistrat, et ce n'élait jamais sans Inso-