‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 33 sur 181 · Histoire du Trade-Unionisme, p · texte numérisé non relu

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avait amené chez eux « le triomphe des serments redoutables, des rites mystérieux d'initiation et d'autres manifeslations d'un sentimentalisme tantôt puéril, tantôt criminel » 12,

La situation des mineurs de houille du Nord de l’Angleterre était aussi misérable que celle des ouvriers de l'industrie textile, et les troupes intervinrent souvent pour réprimer leurs grèves violentes. Eux aussi connaissaient les serments criminels. La grande grève de 1810 fut l'œuvre d'une confédération dont tous les membres s'engageaient « par un serment très solennel à obéir aux ordres de la fraternité sous peine d’être poignardés au cœur ou d’avoir les entrailles arrachées » 8.

Les « six acts » de 1819 empêchèrent les ouvriers de se réunir pour demander l’abrogation des acts de 1799 et de 1800 par voie d’agitation politique. Cette abrogation fut l'œuvre d'un ancien patron tailleur, Francis Place, et d’un député radical, Joseph Hume, qui réussirent à faire voter par surprise en 1824 un bill rapportant les acts de 1799 et 1800 14, b1ll qui fut « escamoté avec si peu de bruit au Parlement que les magistrats d'une ville du Lancashire condamnèrent, en toute ignorance, plusieurs tisseurs de coton à la prison pour coalition, quelques semaines apres l'abrogation des lois contre ce crime » 15.

Les ouvriers s’empressèrent de profiter de la situation nouvelle qui leur était faite pour réclamer un accroissement général des salaires. « Pendant les six mois qui suivirent, les journaux sont pleins de grèves et de bruits de grèves. Des troubles sérieux eurent lieu à Glasgow où les ouvriers cotonniers commirent maintes violences » 15.

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