Histoire du Trade-Unionisme, p
Aussi en 1825 les patrons réclamèrent l'abrogalion de l'act de 1824; ils l'auraient obtenue, sans les eflorts de Hume el de Place, qui réussirent à faire maintenir, avec quelques restrictions, le droit de coalition dans l'act de 1825. Malheureusement, « l'année 1825 se termina par une panique financière et un immense désastre commercial. Les quatre années qui suivirent furent des années de soulfrance et de détresse. Des milliers d'ouvriers de tous les métiers perdirent leur travail, et les salaires furent réduits partout. Les associations émancipées n'étaient pas plus capables de résister aux réductions que les sociétés secrètes ne l'avaient été, et en plusieurs cas les ouvriers recommencèrent à recourir à la ‘violence et au bris de machines. En avril 1826, les tisseurs de Blackburn commencèrent une sérieuse rébellion qui s'étendit à Manchester, et ne fut écrasée par les troupes qu'après la destruction de plus d'un millier de métiers mécaniques » #7. De 1829 à 1834, les leaders des trade-unions tentèrent de former des unions nationales de métiers particuliers, et en outre de faire entrer tous les salariés dans une organisation générale, à tendances révolutionnaires, la Trades-Union #. La société corporative, Trade-Union, représentait le Vieil- Unionisme et la Trades-Union, union de tous les travailleurs de tous les métiers, représentait le Nouvel-Unionisme. Les unions les plus importantes à l'époque étaient l'union nationale des fileurs de coton et l'union du bâtiment. Cette dernière conservait encore l'usage des serments terribles et des cérémonies mystérieuses qui caractérisaient le trade-unionisme à la période précédente; ces pratiques « peuvent avoir prédisposé des membres illuminés et fanatiques, au moment de conflits industriels, à des actes violents dans l'intérêt de l'association. En tout cas, les