Histoire du Trade-Unionisme, p
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Les émeutes des mineurs de Grande-Bretagne, qui éclatèrent de 1837 à 1844, s'expliquent de même par la tyrannie patronale, dont nous trouvons un exemple dans la conduite de Lord Londonderry %, propriélaire de mines et lord lieutenant du comté de Durham, défendant en 1844 aux commerçants de « sa ville de Seaham » de fournir des subsistances aux ouvriers engagés dans « une guerre injuste et insensée contre leurs propriétaires el maîtres ». À cette époque « les coalitions et grèves de la part de la classe inférieure étaient considérées comme des tentatives vaines el séditieuses pour échapper à sa position naturelle de subordination sociale. En quelques mots, la majorité des patrons, même à l'époque de l'émancipation des nègres, semble avoir agi inconsciemment sous l'influence de la formule attribuée plus tard à Henry Clay, le champion de l'esclavage américain : « La vraie solution du conflit de toutes les époques entre le travail et le capital, c’est que le capital possède le travailleur, blanc ou noir » #.
En 1845 fut fondée l'Associalion nalionale des Métiers unis pour la protection du travail, qui remplaça, dans un esprit plus modéré, la Grande Union nationale des Métiers %. En même temps, se développaient lentement de nombreuses Trade-Unions, qui, rejetant les tendances révolutionnaires de la Grande Union nalionale des Méliers, de l’'owenisme et du chartisme, s’efforcèrent d’améliorer patiemment la condition présente de leurs membres par des moyens légaux et pacifiques. Comme types de ces unions on peut ciler celles des mineurs, des verriers de flint, des compositeurs, des mécaniciens, qui réalisèrent ce qu'on a appelé « le nouvel esprit et le nouveau modèle » ?7.