Histoire du Trade-Unionisme, p
Plusieurs d’entre elles engagèrent comme défenseur permanent un avocat renommé, William Prowting Roberts, qui lutta victorieusement en leur faveur devant les tribunaux. Dans les différends qu'elles eurent avec les patrons, elles prirent une attitude pacifique, et tentèrent de justifier leurs prétentions au moyen « d'arguments fondés sur les doctrines économiques bourgeoises » *#.
Souvent battues, elles surent au moins conserver leur existence, et mettre à leur tête des leaders capables et modérés, William Allan, Robert Applegarth, Guile, Coulson, George Odger, etc., dont le groupe forma à Londres la « Junta » #, sorte de comité central des Trade-Unions, qui parvint, en profitant des bonnes dispositions du Gouvernement libéral, à faire voter en 1867 par le Parlement un bill corrigeant les plus graves injustices de la loi sur les rapports entre maîlres et serviteurs. La « Junta » eut d'alleurs à défendre la cause du Trade-Unionisme contre une violente campagne de presse qui attaquait « le terrorisme des Unions ». Des cas de violence et d'intimidation, bornés à certaines industries el à certaines localités, furent présentés par les Journaux comme « une tentative systématique des Trade-Unions en général pour arriver à leurs fins par l'emploi résolu de la violence. L'opposition commerciale aux conflits industriels se mélangea au sentiment d'horreur qu'inspirait l'idée de vastes coalitions d'hommes, qui ne reculaient pas devant la violence ni devant le meurtre pour arriver à leurs fins. Le « terrorisme des Trade- Unions » devint un cauchemar » #,
Les attentats de Sheffield servirent de prétexte pour réclamer des mesures contre les Unions #1, En octobre 1866