Histoire du Trade-Unionisme, p
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envoyèrent seize femmes de journaliers, dont plusieurs avaient des enfants à la mamelle, en prison, avec « hard labour », pour avoir intimidé quelques hommes non syndiqués »%7, L’attitude du clergé anglican à cette époque, envers les revendications des travailleurs, est révélée par le discours que prononça, le 2 septembre 1872, le D' Ellicott, évêque de Gloucester, à l’occasion d'une réunion de la Société d'agriculture de Gloucester : il indiqua l'abreuvoir du village comme un endroit tout désigné pour recevoir les agitateurs #.
En 1875, les amis du Comité parlementaire, qui avait remplacé la « Junta », réussirent à faire voter deux bills, l'un précisant l'application de la loi de « conspiracy » en matière de conflit de travail, et permettant le « picketing » paisible, dans le but de communiquer des renseignements, l'autre remplaçant la loi Maître el serviteur, de 1867, par la loi Patron el ouvrier, et supprimant l'emprisonnement pour rupture de contrat de travail.
Pendant que leurs leaders remportaient des succès législatifs, les grandes unions d'ouvriers qualifiés continuaient à se développer pacifiquement #. Deux puissantes organisations provinciales, les fédérations des mineurs de houille et des ouvriers cotonniers, prenaient la tête du mouvement unioniste, et se faisaient remarquer par leur sagesse #, et leur adaptation aux principes de l'économie capitaliste. Les unions des mécaniciens, des ouvriers des constructions