‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 60 sur 181 · The English Review, March 1912, p · texte numérisé non relu

The English Review, March 1912, p

49. Revue d'Economie politique, Janvier 1912, p. 87. — M. Lloyd George déclarait à la Chambre des Communes : « Chaque fois qu'une grève éclate, on est assez disposé à dire que les ouvriers n’ont pas le droit d'interrompre la vie commerciale. Mais cette attitude ne peut être celle du Gouvernement. Toutes les catégories d'ouvriers ont le droit d'essayer d'améliorer leur sort ».

l'armée anglaise occupait tous les points importants du réseau des chemins de fer 5, L'infanterie était échelonnée le long des lignes, la cavalerie élait massée dans les stations, et faisait des patrouilles, pour arrêter toute tentative de sabotage 51.

La grève fut courte, mais assez violente. A la tribune des Communes, le 22 Août, M. Winston Churchill signala qu'il s'était produit « des émeutes graves en quatre ou cinq endroits, et des émeutes secondaires dans vingt endroits au moins. Il y a eu six attaques de gares de chemins de fer, et d'autres sur un très grand nombre de postes de signaux ; neul tentatives de déraillement et de déplacement d’aiguilles; enfin, dans des cas innombrables, on a essayé d'arrêter les convois. Innombrables aussi les pierres qui ont été jetées sur les trains. Sur de nombreux points, les fils de télégraphe et de téléphone ont été coupés. À plusieurs reprises, on a enregistré des tentatives d'incendie. Enfin, dans le Pays de Galles, on a compté deux pillages en grand, commis par des gens dont le passé est exempt de tout reproche » *?.

Les incidents les plus graves se déroulèrent à Elanelly dans le Pays de Galles #. Le 19 Août, les grévisies arrachèrent les rails de la voie pour arrêter un train protégé par la troupe, et assaillirent les soldats à coups de pierres; après lecture du Riot Act, les soldats tirèrent sur la foule, tuèrent trois hommes, et en blessèrent plusieurs autres. Les balles ne calmèrent pas les émeutiers, qui se répandirent à travers la ville, prirent d'assaut et mirent au pillage les maisons des magistrats, et plusieurs boutiques, puis, rendus furieux par leur rencontre avec la troupe, et par la boisson qu'ils avaient absorbée au cours de leur expédition, retournèrent à la gare, prêts à tout dévaster. Ils trouvèrent le train

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