Hurrah! Gallant litlie Wales
faveur de la solidarité ouvrière, et du remplacement des vieux leaders du type « Mabon » ? par des hommes jeunes el énergiques.
La grève atteignit assez péniblement la fin de 1910; elle reprit une nouvelle vigueur en 1911, pour se traîner ensuile vers une lente agonie. C’est que les fonds des Unions du pays de Galles commençaient à s'épuiser, et que la subvention qui leur était versée par la Fédération des Mineurs était insuffisante pour remplir leur caisse. En février 1911, Tom Mann avait publié un numéro de l’Industrial Syndicalist intitulé « Mineurs, éveillez-vous » #%, qui contenait un essai de Noah Ablett et de W. F. Hay sur le salaire minimum, et un nouvel appel à la grève générale, pour soutenir les Gallois. Mais la Fédération des Mineurs faisait la sourde oreille. Elle n'allait pas tarder à abandonner complètement les Gallois à leur malheureux sort.
Le 12 juin 1911 se réunissait à Cardiff une conférence générale des délégués des mineurs du Sud-Galles; elle décidait de demander à la conférence de la Fédération des Mineurs de Grande-Bretagne, qui devait se tenir le lende-
main à Londres, de faire cause commune avec les Gallois
en déclarant la grève générale dans le but d'assurer à tout ouvrier mineur un salaire minimum déterminé*. Le 13 juin, la Conférence de Londres de la Fédération des
22. « Mabon » était le surnom däruidique de W. Abraham, qui joignait à ses fonctions de lead2r ouvrier et de membre des Communes, des « talents d’agrément » assez variés : il était grand-prêtre druidique, prédicateur puritain, et fort ténor dans les réunions religieuses.