Voir cependant The Economist, 22 Février 1913, p
En 1911, les salaires hebdomadaires des mineurs avaient baissé de 9.553 livres.
En 1912, ils ont augmenté de 75.993 livres, ce qui représente environ un million neuf cent mille francs. Cette augmentation est, pour la majeure partie, imputable à la grève, et représente une augmentation annuelle de cent millions de francs environ, soit, en moyenne, près de cent francs par ouvrier, Mais la grève a privé les ouvriers de leurs salaires pendant plus d’un mois et à coûté aux Unions des mineurs plus de 1.200.000 livres, i. e. plus de trente millions de francs. à
69, Journal des Economistes, 15 Avril 1919, p. 23.
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des salaires constitué par leurs représentants el par ceux des patrons ©? En tout cas, dans le Sud-Galles, Lord St Aldwyn, président du « joint district board », ehoisi d'un commun accord par les propriétaires de mines et par les mineurs, a adopté comme salaire minimum le taux indiqué par les patrons, variant de 4 shillings 6 pence à 4 shillings 9 pence, el non la somme de 5 shillings réclamée par les ouvriers. Ceux-ci ont demandé la démission de Lord St Aldwyn, et ont menacé de faire grève‘. Le calme est
70. Voici en quels termes M. Hilaire BELLOC, ex M. P., appréciait, dans le Mouvement social du 15 Juin 1919, p. 501-502, Lord Saint Aldwyn, autrefois Sir Michaël Hicks Beach, choisi comme président dans le district du Sud- Galles :
« Un tribunal des salaires à été établi dans le Sud-Galles. Les patrons ont choisi leurs représentants; les ouvriers ont élu les leurs. Un accord est intervenu entre eux sur le nom d’un président indépendant, dont le vote devait décider de ia majorité. Ils n’ont pas fait appel à un représentant des politiciens. Qui alors les mineurs anglais ont-ils consenti à accepter ?
» À qui connaît le fond de la vie politique anglaise, la seule pensée de ce nom coupera la respiration; mais il est en même temps particulièrement instructif, car il montre combien le prolétariat anglais peut encore être dupé, et de combien il s'en faut qu'il comprenne la manière dont il est gouverné. Le président indépendant qui devait tenir la balance égale entre le capital et le travail, et veiller à ce que la série des salaires fût pratiquement concédée, fut un certain Hicks Beach.
» Cet homme était depuis des années un politicien de profession. Il avait reçu comme sälaires seulement £ 100.000 environ sur l'argent des contribuables. I1 avait casé deux de ses parents dans le parti nominalement opposé au sien. L'un est aujourd'hui gouverneur colonial, sur le pied de Æ£ 10.000 par an. L'autre est un ministre libéral, appointé à raison de £ 5.000 par an. Il à naturellement une multitude d’autres obligés et de parents vivant, sous une forme ou sous une autre, de l'argent du public. Lui-même, en qualité de ministre conservateur des finances, négocia l'acquisition de sa propre terre pour des nécessités publiques, avec les fonds du trésor publie, dont il était le gardien, pour trois fois sa valeur commerciale. Jamais on ne rappelle l'affaire entre personnes cultivées, en Angleterre, sans en sourire, et le sourire signifie quel degré la corruption publique à atteint. Plus tard, il assuma, entre autres occupations, l'office d’arbitre en une certaine affaire commerciale dans l'Est, au sein de laquelle le Gouvernement avait des intelligences. Ce fut un choix politique, et qui lui rapporta je ne sais plus combien de milliers de livres sterling. En tout, cet homme doit s'être falt, légitimement ou non, d’une manière ou d’une autre, pour lui et pour ses parents, une fortune d'environ un demi-million de livres aux dépens des revenus publics. Il porte maintenant le titre de Lord St. Aldwyn que, contrairement à la coutume, il n’a pas acheté, mais obtenu sans bourse délier, Voilà l'individu que les représentants des mineurs dans le Sud-Galles ont choisi pour arbitre indépendant, »