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LA CONSCIENCE ET LE CARACTERE CHRÉTIEN

Messieurs,

Le caractère chrétien peut donc se définir : Vensemble des vertus humaines et divines intelligemment et surnaturellement groupées autour de Vaxe volontaire. ^lainfenant que vous connaissez les lois harmonicjues qui président aux rapports de la nature et de la grâce, dans l'éducation chrétienne du caractère, cette définition doit vous être familière. Vous avez pu constater qu'elle n'exclut aucune de nos énergies. Elle suppose, au contraire, que nous sommes prêts à les utiliser toutes ; à nous servir de la grâce pour décupler les forces de la nature, et de la nature pour consolider en nous l'œuvre de la grâce ; à ramener en un mot autour de nous l'Idéal aimé, sous forme d'habitude vertueuse, et de façon à frapper facilement chacun de nos actes à son

effigie, nos ressources de toutes sortes, physiques, intellectuelles et morales. C'est à ce prix seulement que nous acquerrons de la force de caractère, et que nous donnerons à notre vie chrétienne Vunilé et la stabilité désirables. Toutefois, pour en arriver là, il est nécessaire d'avoir toujours les yeux grands ouverts, de ne pas marcher à l'aventure, mais bien plutôt, en tout et partout, lentement, mais sûrement, de penser, de vouloir, d'agir en connaissance de cause. Cela s'appelle d'un mot très expressif avoir de la conscience. Sans conscience, pas de caractère. Trouvez-moi, au contraire, un homme de conscience, vous aurez du môme coup un homme de caractère.

Qu'est-ce donc que la conscience? et quel rôle est-elle appelée à jouer dans l'éducation chrétienne ? \^oilà à quoi je vais essayer de répondre présentement.

La conscience est quelque chose de très complexe, si l'on prend garde à tout ce qu'elle suppose, mais de très simple au fond, si l'on ne fait attention qu'au jugement qu'elle pose au moment d'agir, et auquel elle s'identifie.

En premier lieu, la conscience suppose la con-

naissance de l'Idéal à réaliser. Dans un chrétien elle suppose donc la Foi, et une Foi éclairée. Comment agir en effet en connaissance de cause, c'est-à-dire en conscience, si l'on ne sait pas d'avance où diriger ses pas? Elle suppose ensuite la connaissance de soi-même, et une connaissance approfondie, minutieuse. Comment oserai-je aller de l'avant, et me lancer à la conquête de l'Idéal chrétien, si je n'ai pas évalué au préalable la distance qui m'en sépare ; si je n'ai jamais fait, en d'autres termes, le tour de mon petit monde intérieur, mesuré mes forces, sondé mes faiblesses, compté mes ressources, ou défalqué mes misères; si j'ignore les lois psychologiques élémentaires qui régissent l'activité humaine à tous les degrés, et dans tous les domaines ; si, à aucun moment de mon existence je ne me suis regardé vivre, ni occupé de ma manière personnelle, vraie ou fausse, large ou étroite, de penser, de vouloir, d'agir; si mes qualités ou mes défauts de tempérament me sont inconnus, ainsi que mes préjugés de race, de famille, d'éducation; si je n'ai pas la moindre idée des différences qui, en moi, séparent l'instinct de la raison, la passion de la vertu ; si je confonds la bonne volonté avec la volonté, mon désir de bien faire, avec le (( bien faire » lui-même ?

Enfin la conscience suppose une intelligence exacte des lois morales, naturelles ou positives, de droit humain ou divin, qui s'imposent à mon activité d'homme, de citoyen, de chrétien, et de la manière de les adapter à mon tempérament particulier, en tout état de cause. La tempérance, par exemple, est une loi de vie humaine. On ne peut pas vivre en honnête homme à moins d'être tempérant, c'est-à-dire, d'éviter les excès dans le boire et le manger. Si cela est vrai de Ihonnéte homme, a lorliori du chrétien qui, dans certaines circonstances déterminées par l'Eglise, doit pousser la tempérance jusqu'à la mortification et la pénitence. Mais encore ne suffit-il pas, pour agir en conscience, de connaître la loi de tempérance en général. Cela suffit si peu qu'on s'exposerait par la-même à y manquer sans cesse ; car ce qui est matière à tempérance pour l'un ne l'est pas pour l'autre. Un enfant doit moins boire qu'un étudiant, et, parmi les étudiants, les uns ont déjà dépassé le niveau de la tempérance alors que d'autres, sans boire ni plus ni moins, sont encore dans la zone de la mortification. C'est Platon, je crois, dans le Banquet, qui loue Socrate d'être tempérant, mais en constatant qu'il peut à lui seul boire autant que ses douze convives à la fois, sans que la fine

pointe de sa raison en soit émoussée. Ceci soit dit en passant, Messieurs, pour vous montrer que la connaissance de soi-même est indispensable à la vie chrétienne, dès que l'on veut agir en connaissance de cause, et se soumettre vraiment aux exigences de la loi morale, s'y adaptei'. Vous m'objecterez peut-être que toute cette science demeure malgré tout insuffisante, parce que tant qu'on fasse, on ne se connaît jamais à fond, et qu'il est très possible que nous nous trompions, au moment même où nous croyons être certain de ne pas nous tromper. Spéculativement parlant, je le concède, mais il ne s'agit pas ici de spéculation, ni d'un probème de mathématiques à résoudre. La vérité pratique n'a pas les exigences de la vérité spéculative (1). L'idéal est sans doute de ne pas se tromper, d'aboutir à un jugement vrai, irréformable. Mais, traduit en langage pratique, cela signifie simplement que nous sommes tenus de prendre le plus de précautions possible pour éviter l'erreur, et d'acquérir le maximum de connaissances que requiert un acte moral parfait. Supposons que, sous l'empire d'un amour profond et efficace de l'Idéal chrétien, et avec le ferme des-

I. Éducation du caractcre ; 2^ Partie, ch. XIII. La Virilité chrétienne. 16

sein de le réaliser, d'y conformer votre vie, vous approfondissiez votre Foi, vous étudiiez voire religion, vous vous observiez vous-même. Dans ce cas, vous n'avez rien à craindre, et pouvez agir en toute sûreté de conscience. Il est à peu près certain qu'avec le temps, el sur bien des points, vous aurez à rectifier vos premiers jugements; mais, ce que vous y gagnerez en lumière, n'enlèvera, ni n'ajoutera rien à vos mérites. La valeur morale d'un jugement de conscience, dans l'individu qui, pour s'éclairer, a fait son possible, sinon l'impossible, est en effet en raison directe de son amour du bien divin, de la droiture de son intention, et non de la force de son intelligence, ou de sa finesse d'observation.

On parle souvent de la conscience comme d'un livre. C'est un livre, assurément, mais qui a ce singulier privilège d'être vivant, et de n'être, à cause de cela, jamais achevé. Continuellement il doit subir des retouches. Tantôt c'est une règle de vie que nous avions mal comprise, et dont l'intelligence devient plus nette. Tantôt, c'est un coin de nous-mème, obscur jusque-là, qui s'illumine. D'ailleurs, l'important n'est pas que ce livre soit terminé, mais que chaque page porte notre signature : car notre responsabilité est à tout instant engagée, et jamais nous ne devons

reculer devant une pareille responsabilité. En chrétiens loyaux, nous sommes tenus de faire toujours honneur à notre signature.

Nous venons de voir ce que suppose la conscience chrétienne : un vrai amour de l'Idéal chrétien, et une connaissance exacte de tout ce qui peut nous aider à le réaliser. Mais la conscience proprement dite n'est ni cet amour, ni cette connaissance; elle en est l'aboutissant. Elle est tinalement le jugement éclairé et loyal que nous portons sur la valeur morale de chacun de nos actes au moment de les poser. De telle sorte qu'agir en conscience, c'est penser, vouloir, agir conlormémeni à ce jugement pratique. Les hommes qui agissent ainsi sont de plus en plus rares, mais ce sont les héros de l'humanité, ceux qui jettent un vrai rayon de gloire sur les misères de notre nature déchue, et consolent de bien des défections, de multiples déchéances! Sans conscience, point de personnalité. i\u contraire, l'homme de conscience devient forcément un être <( personnel », un homme de caractère. Celui qui se dégage des obligations de sa conscience croit être libre ; en réalité, il n'est qu'un vil esclave, et de son ignorance, et de son tempérament, et de ses passions, et du respect humain, que sais-je ? Il pense dominer les événe-

ments en s'abandonnanl de gaieté de cœur à leur cours ; il est submergé par eux. La meilleure manière d'être libre, c'est de ne relever que de sa conscience — d'une conscience éclairée bien entendu, d'un jugement sain — et d'aller droit son chemin par amour du devoir. Les hommes de conscience en sont là, et les prc?ciiptions de la conscience constituent à leur> yeux comme la religion du devoir. Oh! Messieurs, si je pouvais faire passer dans chacune de vos âmes l'estime que m'inspire une vie ainsi menée, une vie toute droite, au service de ses convictions, il me semble que vous rentreriez de suite en vous-mêmes, et rougiriez de n'avoir pas consulté plus souvent le livre de votre conscience, de ne l'avoir pas écrit de votre niani, ni signé de votre sang. Pour beaucoup de jeunes gens, en effet, la conscience est un livre fermé, ({u'ils n'ouvrent (ju'aux grandes occasions. Pour d'autres, c'est au contraire le manuel qu'ils feuillettent tous les jours, en même temps que leurs livres de cours, et qu'ils retouchent, et corrigent sans cesse.

Mais si les jeunes gens n'agissent pas en conscience, à quels mobiles obéissent-ils donc? Comment vivent-ils ? C'est ce qu'il me reste ù vous expliquer brièvement.

8 II

D'abord, la plupart des jeunes gens vivent à l'aventure, et au gré des circonstances. Et cela tient en grande partie à leur jeunesse. Ils sont à un âge où la raison se forme, où le sentiment du devoir s'affermit. Au surplus c'est celui où les passions éclatent, où les premiers contacts avec la vie absordent trop, pour qu'on ait le temps de s'absorber en soi-même, et de tenir compte de toutes les circonstances avant d'agir. Leurs sens encore tout neufs, leur imagination frémissante, leur cœur bouillant, leur âme naïve, tout cela fait qu'ils se portent par bonds désordonnés vers le dehors. La vie du dedans les attire moins. Elle suppose une habitude de réflexion, de retour sur soi, dont la plupart des jeunes gens sont incapables. Et cependant, Messieurs, je me permets d'attirer votre attention sur ce point, c'est à votre âge, à l'âge des unpressions fortes, que doit s'entreprendre l'éducation de la conscience, qui assurera l'éducation de votre caractère. Il ne s'agit pas d'étr-e des fétus de paille, à la merci de tous les vents, ni de simples girouettes qu'un rien fait tourner. Or, c'est malheureusement ce qui arrive. Bien

des éludianls, par exemple, n'étudient que lorsque cela leur plaît, et qu'ils se sentent en train. Je demandais un jour à l'un d'entre vous ()ui travaillait bien, mais par caprice, à ses heures, de prendre sur lui de se mettre au travail lous les jours, à la même heure, ne fût-ce que pendant cinq minutes. Il résista, en effet, trois jours à la tentation de rester au lit cin(| minutes de plus, ou de lire son journal, ou d'achever son roman, ou de prendre son verre, ou de s'accouder à sa fenêtre par flânerie, puis retomba dyns son péché mignon, qui était non pas de vivre, mais de .se laisser vivre à l'aventure, et au petit bonheur. Ce n'est pas là accir en conscience. C'est même ne pas agir du toul, mais « être agi », ei dominé par des riens. Avec ce système, vous iic serez jamais que les jouets des événements, et non des chrétiens de caractère.

A côté de ces esprits insouciants, vous en rencontrez d'autres qui sont au contraire pleins de soucis. Le baromètre de leur conscience est souvent à la pluie. L'atmosphère morale où respire leur âme semble saturée d'ennui. Ils vivent de tout autre chose que de leur vie d'étudiant. Celte vie leur est à charge. Les besoins de ccpur y étouffent ceux de l'esprit. L'amour du devoir n'est pas le principe de leurs détcrminalion.s.

emportés qu'ils sont par d'autres amours, où ils gaspillent, au hasard des rencontres, le meilleur de leurs sentiments, et de leurs forces intellectuelles. Fatigués de ne pouvoir mener deux vies de front, ils sacrifient leurs plus belles années à la poursuite de rêves absurdes, ou de « réalites » qui ne valent même pas qu'on en rêve. De là cette mauvaise humeur continuelle, ou en tous cas ces alternatives de joie superficielle et de chagrin profond, ces sautes de température morale, qui les rendent insociables, et faussent leur jugement. L'exercice de la conscience, dans ces jeunes gens, est réduit à son minimsirn. Comment, dans ces conditions, pourraient-ils songer à devenir des chrétiens de caractère?

Et ne pensez pas. Messieurs, que cette inconsscience à laquelle en arrivent ces jeunes gens, ou, si vous l'aimez mieux, ce manque de respect à l'égard de leur conscience, se produise tout à coup. La conscience, comme le cœur, ne se blase qu'à la longue, et, pour ainsi parler, au jour le jour, à mesure qu'on néglige, à votre âge surtout, de lui conserver toute sa délicatesse et sa fraîcheur d'émotion en présence du devoir.

Je signalerai en terminant un dernier danger que court l'éducation chrétienne de la conscience chez beaucoup d'étudiants, et qui consiste à

manquer de respect à sa propre conscience, par un respect oulré de la conscience d'autrui. On appelle cela vulgairement du respect humain. Les jeunes gens qui en sont victimes 'cessent d'être des hommes pour devenir des machines. Leur conscience ressemble à un phonographe chargé de plusieurs rouleaux, où l'on reconnaît toujours la voix d'un autre, jamais un timbre personnel. Manquer de respect à l'égard de sa conscience, et se soustraire à ses exigences par légèreté, par caprice, par insouciance, ou sous l'influence de la passion, de l'ignorance, des préjugés, c'est déjà grave. Mais agir délibérément contre sa conscience, lui manquer de respect par un faux respect de l'opinion d'autrui, disons le mot, par respect humain, c'est de beaucoup plus grave, c'est lâche, ce n'est pas humain. Dans le premier cas, nous avons des semblants d'excuse. La légèreté, le caprice, l'insouciance, l'ignorance, la passion, tout cela constitue comme autant de voiles plus ou moins épais qui s'interposent entre notre conscience et nous, obscurcissent notre regard, et nous dérobent à nous-même. Mais dans le cas du respect humain, où est l'excuse ? Nous mettons en balance l'accomplissement de notre devoir, et l'opinion que les autres vont avoir de nous. Le devoir est

là qui éclate au regard de notre conscience ; il n'y a pas à hésiter un instant. Et cependant nous hésitons. Nous songeons au jugement que certains de nos camarades porteront sur nous, si nous avons le courage de mettre notre conduite en harmonie avec nos convictions. Alors une lutte s'engage entre ce jugement des autres, et le jugement de notre conscience, lutte inégale d'ailleurs, où nous sentons peu à peu nos résolulions se dissoudre, nos forces s'évanouir, notre personnalité disparaître, ce qui permet à d'autres que nous, à des étrangers, de s'installer en maîtres chez nous, de substituer leur conscience ù la nôtre, ou mieux leur inconscience à notre conscience.

Ce cas n'est pas rare dans une ville universitaire, où l'on rencontre toujours des esprits forts, ainsi nommés sans doute par ironie, car le plus souvent ils n'ont ni force ni esprit. Toute leur force leur vient de la faiblesse de ceux qu'ils dominent ; leur esprit, de la couardise de ceux dont ils se moquent. Pour ma part, j'ai toujours remarqué avec quelle facilité ces jeunes gens de Foi peu profonde, de mœurs faciles, mais au verbe haut, au geste brutal, en imposent à de pauvres jeunes gens timides, qui sont remarquables souvent au point de vue intellec-

luel et moral, mais qui n'aiment pas d'être remarqués, et qu'une remarque en public, un simple sourire, un haussement d'épaules, font reculer d épouvante. Ces derniers, par exemple, aimeront être chastes, et feront tout pour le devenir, et le rester ; mais ils n'aimeront pas le paraître et, au besoin, ils protesteront qu'ils ne le sont pas, quand par hasard, un de leurs camarades (( émancipé » attirera l'attention des autres, avec quelque malice, sur ce point délicat. Et cette fausse honte, qu'on appelle, je ne sais vraiment pourquoi, du respect humain, finira par retourner leur conscience. Chastes d'abord par conviction, ils cesseront de l'être, simplement pour qu'il ne soit pas dit, et répété qu'ils le sont. Avouez que c'est là de l'humilité mal placée, et, pour tout dire, à l'envers.

Ces capitulations de conscience sont surtout la conséquence presque fatale de certains groupements, plus encore que de l'ascendant d'individus (( éhontés », et frondeurs. Des jeunes gens qui individuellement sont prêts à tous les sacrifices, ont un jugement personnel sûr, et de la lorce de carnctère, perdent toutes ces qualités du seul fait de leur entrée dans un groupe. On dirait vraiment qu'à ce moment-là, en vertu de je no sais quelle loi mystérieuse d'endosmose, il

se fait entre eux comme un échange de médiocrité. Chacun remonte, pour un instant, des profondeurs de sa conscience, à la surface de soimême, et devient capable de toutes les sottises. Alors ils se moquent entre eux des choses qu'au fond ils respectent le plus, de la religion, de l'autorité, des mœurs, ils ont des paroles, des gestes, que, dans la solitude, ils regretteront amèrement; ils chantent à tue-tête des refrains de corps de garde ; ils s'enivrent, ils s'insultent, ils se battent... ou, ce qui est parfois plus regrettable, ils s'amusent, et mettent alors leur point d'honneur à fouler aux pieds leur honneur, leur fausse honte à boire toute honte.

Messieurs, je vous en prie, réfléchissez aux conséquences d'une pareille conduite. Vous devriez vous grouper pour décupler vos forces, . et vous le faites souvent pour renforcer vos faiblesses. Vous devriez vous unir, pour permettre aux faibles de s'autoriser des exemples des forts, et les forts parmi vous se rabaissent au niveau des faibles. Le respect humain social tue en vous la conscience individuelle. Vous cessez d'être vous-même, en vous mêlant aux autres ; vous perdrez votre personnalité en vous faisant « foule ». Il est temps de mettre ordre à tout cela, et de regarder une bonne fois la réalité en

face. Voulez-vous être des chrétiens de caractère ? Soyez alors des hommes de conscience, c'est-à-dire des hommes qui ne s'inspirent que des exigences du devoir, et non des opinions d 'autrui : qui dominent les circonstances de temps, d'espace, de milieu, loin d'être à leur merci : qui vont droit leur chemin d'étudiant catholique, et ne tournent pas à tous les vents ; qui n'ont qu'un mol de ralliement au-dessus de tous ceux qui les divisent : Le devoir avant tout.

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