‹ La virilite chretienneChapitre 46 sur 48 · Ibid. , p · texte numérisé non relu

Ibid. , p

clou il suit que la charité ne saurait être un instrument de progrès (1).

Je me garderai bien de contester le caractère sérieux de ces grieis. Mais ne proviennent-ils pas en partie d'une méconnaissance profonde de la nature de la charité ? En outre, la façon dont certains catholiques entendent pratiquement les rapports de la justice et de la charité n'a-t-elle pas contribué à en accentuer la portée ?

Il est vrai, nous sommes solidaires dans la chute, ayant tous péché en Adam. Mais d'abord le péché originel n'a pas eu les conséquences que d'aucuns lui prêtent. Il n'a pas vicié l'humanité dans son fond, de façon à enrayer complètement sa marche en avani, vers un plus grand progrès social. Ce qui est vrai, c'est qu'il a retardé cette marche, et l'a comme alourdie, en détournant les hommes de la voie droite. Au surplus, si nous sommes solidaires dans la chute, nous le sommes plus encore dans le relèvement. Noire pessimisme de fait se colore d'un optimisme grandiose. Incapables par nous-mêmes de devenir des hommes complets, nous sommes capables, par le Christ, de le devenir, car le Fils de Dieu ne s'est fait homme que pour permettre à l'homme de s'élever jusqu'à Dieu.

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