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LEÇON. 1 DÉ L'EMPLOI BINOCULAIRE DES LUNETTES

l'emploi des verres convexes ou concaves binoculairement associés. Premier cas : déficit accommodatif.

Lunettes convexes ou positives. Supposons, pour fixer les idées, Cfue l'on veuille, dans un cas de presbytie ou, plus généralement d'insuffisance accommodative, lire, à 25 centimètres de distance, avec une accommodation qui ne dispose plus que d'une valeur de 2 1/2 dioptries. Le sujet, en présence de cet écart dans la réfraction, arme ses yeux d'une paire de verres convexes de la force réfringente nécessaire pour combler la différence, ou reporter à 40 centimètres l'image virtuelle de l'objet situé à 25; or, pour voir nettement, dans Temmétropie, à 25 centimètres, il faut pouvoir disposer de 4 dioptries; dès lors le sujet n'en ayant par hypothèse, de son chef, que 2 1/2, il faut lui apporter le secours de 1D 1/2 par un verre convexe (§ 156).

On lui place donc devant chaque œil un verre de 1D50; mais, d'après les dispositions communes des montures de lunettes, les centres des verres seront moyennement à 64 millimètres de distance l'un de l'autre, ainsi que les centres mêmes des yeux.

Les deux images virtuelles du point qui, dans le plan médian, fixe l'attention, seront donc sur les axes secondaires des verres, '.

passant par cedit point, et représentés clans la figure 107 par les lignes &> h, &>' m.

Dans ces positions m etn,lesdites images sont celles de la diplopie croisée ou du strabisme divergent. Pour les fusionner, les axes optiques devront donc se porter en convergence mutuelle sur le point A", lieu de concours des deux droites o'm, on. Or, si l'on considère les deux triangles towV et nwo, il est visible que le point de concours des deux axes principaux mo, no, en A", est plus rapproché du sujet que, le lieu réel où se trouve l'objet, à savoir le point A.

En d'autres termes, pour obtenir, en de telles circonstances, la rion t»11100"!*™, les deux yeux doivent se porter en une convergence mutuelle plus grand.. plUa rapprochée, que n'est l'objet même

Pig. 107.

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de l'attention. Et il en sera ainsi tant que les centres w, J des verres convexes ne seront pas assez rentrés en dedans, pour que les trois points o, w, A soient en ligne droite, ainsi que o' w' A de leur côté. Il suit de là que, lors de l'emploi des verres convexes, tant que les centres de ces verres associés se trouvent en dehors des axes visuels passant par le point fixé, la fusion des images virtuelles de ce point exige un excès de convergence desdits axes visuels, relativement à la position du point visé.

Or déjà, cette convergence supposée régulière, est en désaccord ou en défaut de proportion avec l'accommodation correspondante. Supposons, en effet, que les centres des verres de besicles dont

il s'agit, soient, comme on le voit dans la figure 108, chacun sur la ligne qui joint le point visé A au centre de réfraction; le désaccord signalé à l'instant est sans doute amoindri , mais subsiste toujours.

L'accommodation n'estelle pas réglée par la distance de m,n, ou A', tandis que la convergence a lieu en A.

Si donc, en un tel cas, eu égard à la présence des verres convexes, la vision a lieu sans effort de réfraction, la quantité d'accommodation développée est cependant en désharmonie avec le degré de convergence.

L'étendue des effets de cette rupture d'harmonie a été étudiée, el Dondcrs nousa appris (§ 398), « que depuis le parallélisme des rayons, jusqu'à la limite inférieure de la vision associée, » pour chaque degré de convergence mutuelle des axes, l'accommodation jouit, chez l'emmétrope, d'une latitude ou élasticité qu'on peut estimer équivalente à .1 dioptries environ dans les positions moyennes, partagée en parties à peu près égales, à savoir :

Une dioptrie et demie, tant en deçà qu'au delà de celle qui correspond exactement au degré de la convergence.

FiK. 108.

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