‹ La vision et ses anomaliesChapitre 38 sur 213 · I(T0N] MESURE DE L'ACUITÉ VISUELLE · texte numérisé non relu

I(T0N] MESURE DE L'ACUITÉ VISUELLE

t,i, de chaque point de l'objet, ou sommet du cône élémentaire une u r.ce qui pour deux distances données, comprend deux nombres de rayons inversement proportionnels aux carrés des distances.

Et comme la surface de l'objet qu'on éloigne est la même ainsi, nar conséquent, que le nombre des cônes élémentaires, la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil est, elle-même, inversement proportionnelle aux carrés des distances de l'objet.

Mais, d'autre part, l'image de l'objet sur la rétine diminue exactement dans la même proportion. Toute la lumière qui pénètre dans l'œil et qui diminue en raison inverse des carrés des distances^ se concentre pour chacune de ces variations sur une surface qui s est réduite dans la même mesure. Ce qu'un même élément rétinien, impressionné pendant toute la durée de l'éloignement graduel de l'objet, perd d'un côté, par la réduction d'intensité du faisceau élémentaire, il le gagne, d'autre part, par la concentration progressive des faisceaux lumineux sur une surface devenue elle-même plus petite, et régulièrement, dans la même proportion.

Cet élément démettre donc tout ce temps sous l'influence du même degré

d'intensité lumineuse.

Cette proposition, anciennement connue, est due au Dr Lardner ; il l'avait, après démonstration, formulée ainsi : un objet qui s'éloigne sous un éclairage constant, produit dans l'œil une image qui conserve elle-même une intensité lumineuse constante.

Cette proposition n'est pas cependant aussi absolue que le ferait penser cette formule : elle comporte dans son application organique, une limite, une réserve.

Elle est sensoriellement exacte, tant que l'image de l'objet continue, malgré l'éloignement dudit objet, à embrasser plus d'un élément • rétinien.

b) Mais elle n'est plus applicable à partir du moment où cette image, par suite de l'augmentation de la distance de l'objet, se voit réduite à l'étendue d'un seul élément rétinien. A partir de cet instant, la quantité de lumière qui pénètre dans Tœil continue évidemment à diminuer suivant la proportion du carré des distances, mais désormais, sans que la réduction de l'image procure à l'unique élément qui en est le siège, aucun apport compensateur.

Cet élément, auquel se réduit désormais tout l'organe, voit donc l'impression lumineuse diminuer en lui, progressivement avec le carré de la distance : la constance de l'intensité lumineuse lui fait désormais défaut.

Ces deux rapports de l'intensité lumineuse avec l'élément rétinien,

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