‹ La vision et ses anomaliesChapitre 39 sur 213 · Nunneley, Organs of Vision, p. 3i · texte numérisé non relu

Nunneley, Organs of Vision, p. 3i

ldb DE I/OPTOMÉTRIB. [70

différencient nettement ce qui se passe lorsque la vision s'exerce avec Je concours de la faculté isolatrice ou sans son concours.

Dans le premier cas, quelle que soit, pour un éclairage constant, la distance d'un objet, tant que celte distance n'excède pas celle du minimum separaùile, e'est-à-dire que l'image n'est pas réduite à tenir tout entière dans l'étendue d'un élément, l'intensité lumineuse demeum constante sur le même élément rétinien.

A partir de cette distance, l'intensité lumineuse, toujours concentrée sur cet unique élément, y diminue progressivement avec le carré des distances.

Une seule faculté se trouve alors en exercice, la sensibilité générale de la rétine à la lumière 1.

109. — Des rapports de la sensibilité élémentaire ou propre de la rétine avec la faculté isolatrice.

Supposons maintenant tous les caractères d'une .échelle optométrique, fondée sur le principe du minimum separabile, réunis sur un même tableau à la distance 1, et sous l'éclairage minimum permettant la lecture du caractère 1.

Tous les autres types, plus grands, seront naturellement lisibles aussi.

Or, il résulte du théorème précédent que, quel que soit celui de ces optotypes sur lequel l'attention se porte, l'élëmentrétinien photoesthésique correspondant est soumis, en ces circonstances, au même degré d'intensité lumineuse.

Cela posé, abaissons graduellement l'éclairage : le n° 1 devient invisible; continuons ainsi jusqu'à la limite d'éclairement pour lequel le n° 2 va. devenir à son tour illisible; l'intensité lumineuse sur tous les caractères est encore la même par élément, mais il est clair , qu'elle y a baissé dans le rapport inverse du carré des distances, ici de 1 à 1/4.

On peut supposer, en effet, qu'au commencement de l'expérience, avant que l'éclairage ne baissât, le caractère 11° 2 était à sa distance 2; en ce moment, l'intensité lumineuse était la même pour le n° 2 que pour le n° 1, les deux images étant alors réduites pour l'un et pour l'autre à un seul élément.

Maintenant l'éclairage baisse, ces deux optotypes s'évanouissent en môme temps: mais l'intensité lumineuse redevient suffisante pour le n° 2, au moment où il est rapproché à la distance 1, c'est-à-dire

1. Il esl bien entendu qu'on néglige ici l'effet des couches d'air sur la lumière, influence qui, par l'inconstance de son degré, compliquerait singulièrement la question, s'il s'agissait de grandes distances; mais qui peut être passée sous silence dans les limites de nos expériences et de la pratique à laquelle elles correspondent.

LEÇON

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