‹ La vision et ses anomaliesChapitre 43 sur 213 · EXTRAIT DE L'ÉCHELLE OPTOMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

EXTRAIT DE L'ÉCHELLE OPTOMÉTRIQUE

Du Dr GIRATJD -TETJLON

t'igi Ilo Lis.

LEÇON.] MESURE DE L'ACUITÉ VISUELLE. Ho

b) Mesure de Vacuité visuelle. — D'une manière générale, on peut dire que la perception visuelle varie en raison inverse du diamètre apparent du plus petit objet visible à une distance donnée.

Ce principe, appliqué à l'échelle optométrique, se traduirait ainsi : Plus, pour une même distance d, croit l'angle du minimum separabile chez un sujet donné, d'autant moindre sera la faculté de distinguer l'un de l'autre deux objets égaux entre eux et séparés par un intervalle de même étendue, ou ce que l'on a appelé l'acuité visuelle de ce sujet.

Or, cet angle minimum a, dans chaque circonstance, pour mesure, D

sa tangente -j- , D étant la dimension, ou le rang dans la série métrique, du dernier caractère lu distinctement.

Si donc, la distance d demeurant la même (c'est ordinairement la plus grande de celles que l'on peut se procurer dans une salle de consultation), ce dernier caractère, pour des sujets qui se succèdent,' suit la progression :

l'acuité visuelle, inverse de la tangente de l'arc, suivra la progression inverse :

ou, plus généralement, aura pour mesure: -^p (l'inverse de la tangente).

Cette formule a servi à déterminer en physiologie, et jusqu'ici en clinique, la mesure dont nous nous occupons ici. En physiologie, elle donne la valeur de l'élément rétinien photo-esthésique entré différentes races ou individus de constitution normale.

Mais, en clinique, les rapports que l'on se propose de déterminer dans les épreuves optométriques correspondent à des abaissements de la sensibilité rétinienne, ou bien à des défauts de transparence des milieux, l'élément photo-esthésique étant, clans ces circonstances sensiblement le même.

Or, M. le Dr E. Javal a fait très judicieusement remarquer que pendant que l'acuité visuelle, telle qu'elle a été définie plus haut, suit la progression inverse simple de l'angle visuel minimum, à cet angle correspond, dans chaque cas, une surface ou un nombre d'éléments photo-esthésiques qui croissent comme les carrés des dénominateurs de ladite série, laquelle devient alors :

4 y • io * ' • • iôo etc>

GinAUD-TEULON. — LA VISION. , q

140 DE I/OPTOMÉTRIE.

De sorte que si l'acuité visuelle classique a pour expression

la sensibilité propre de la rétine S devra avoir pour mesun

c) Diagnostic et mesure de V astigmatisme. — Nous avons fait un* addition pratique utile dans cette présente et seconde édition de nos tables.

Ces tables portent avec elles les moyens de déterminer rapidement le degré de l'astigmatisme, non seulement d'après la méthode de Donders (fente sténopéique) ; mais, en outre, par l'application non moins facile de celle d'Otto Becker (§ 309).

Pour procurer ce résultat, nous avons eu l'idée de placer chacun de nos opto types (exception faite des deux premiers et des deux derniers de la série, eu égard à leurs dimensions extrêmes en sens opposé), au centre d'un cercle ou zone formée de rayures parallèles, assemblées par groupes de trois, et dont les épaisseurs et les intervalles mutuels répondent à la dimension correspondante du minimum separabile (voir le spécimen ci-dessus).

Les groupes sont d'ailleurs disposés suivant les divisions duodécimales du cadran horaire, ce qui permet de les désigner immédiatement.

Il suit de là qu'un œil emmétrope, ou tout amétrope neutralisé par le verre approprié, doué d'une perception régulière, doit pouvoir distinguer et compter avec la même netteté toutes les rayure? de tous les groupes composant la couronne circulaire dudit type.

Sous ce rapport, ces zones circulaires pourraient servir, à elles seules, de caractères pour la mesure de l'acuité visuelle. Les mots qu'elles enveloppent ne joueraient plus que le rôle de simples jalons indicateurs. L'échelle, ainsi réduite, pourrait être utilisée indépendamment de la langue ou de la nationalité.

En cas d'asymétrie dans l'organe (astigmatisme), des troubles se manifestent immédiatement dans les groupes de rayures correspondant aux différents méridiens de l'œil, ainsi que dans la forme de la zone qui les enveloppe.

On trouvera au chapitre astigmatisme la description des méthodes classiques fixant l'interprétation de ces troubles et de ces modifications, et leur application à la détermination et à la mesure du degré de cette anomalie (leçon 19j § 300 b)-.

LEÇON

Page 1