LEÇON.] DD CHAMP SUPERFICIEL DE LA VISION
un plan, de la demi-sphère rétinienne ; cette projection peut être figurée sur un cercle divisé en quatre quadrants, et chacun de ceux-ci en six secteurs de 15°, correspondant aux méridiens de la sphère oculaire, ou de demi-heure sur le cadran horaire. Le zéro est à l'extrémité gauche du diamètre horizontal. Chacun des rayons divisant ces
secteurs est ensuite partagé en parties égales soit au nombre de neuf, représentant par unité un intervalle de 10° degrés, soit de 6 seulement comprenant, entre deux divisions, un arc de 15°.
Suivant Pôrster, le centre du cercle figurant le point de fixation du regard à l'horizon, l'étendue du champ visuel en dedans (côté temporal
GIIIAUD-TEULON. — J,A VISION. t ]
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de la rétine) ne dépasse pas 50 à 55°, mais atteint jusqu'à 85° en de-, hors (côté nasal rétinien).
Le relevé de notre champ visuel (on peut le voir dans la ligure 39* ci-dessus) nous a donné à très pou près les mêmes résultats.
La tache de Mariottc (punclum cœcum) est en A/ dans ce tableau, à., 15° en dedans du point de fixation sur la rétine.
Une diminution sur ces mesures doit faire supposer l'existenced'une amblyopie ; et la forme môme de la réduction se lie, en bien descas , a l'origine de la maladie.
On verra plus loin, § 337, leçon 21, que cette même méthode estl applicable au relevé de la sensibilité chromatique sur toute la superficie de la rétine.
§ 122. — Remarques sur l'interprétation à donner aux scotômes et lacunes
du champ visuel.
Quelques considérations très judicieuses, empruntées à M. Helm-holtz, jettent un grand jour sur l'interprétation à donner aux différentes manifestations sous lesquelles s'offre la suspension d'action deî la sensibilité rétinienne, comme les lacunes et les limites reconnuesau champ visuel.
Comme nous l'avons dit ci-dessus, la surface de notre champ visuell répond à l'image de la rétine projetée au dehors; ses limite? - m celles de la rétine elle-même. Et l'espace que nous voyons devant nous,, et dont les limites se perdent dans cette circonférence idéale qui sépare l'étendue ouverte devant nous de celle qui se développe eni arrière, n'est en somme que le lieu géométrique objectif que nousrévèle le sentiment d'exercice de la faculté de projection sensorielle? de notre rétine. C'est l'ensemble des sensations communiquées pan la propriété d'extériorisation dont jouit cette membrane nerveuse.
Supprimez la lumière, faites la nuit dans notre milieu, l'espace disparait ; nulle impression ne nous avertit désormais de sa présence. Il ne vit plus que par le souvenir des sensations passées : sa notion a étél déposée dans la mémoire.
Quant à l'espace qui s'étend en arrière de nous, nulle circonstance! objective ne nous accuse non plus son existence. La notion que nous; en possédons est comme celle de l'espace antérieur lor? d'une nuit î complète ; elle nous est fournie par la mémoire d'abord, le jugement ou la psychique ensuite. Sensoriellement il n'existe pas.
C'est au même point de vue que nous devons nous mettre pour apprécier les différentes formes de lacunes qui peuvent se présenter dans-* le champ visuel et qui sont désignées en pathologie sous le nom de scotômes.
Nous en avons un premier exemple dans l'ignorance sensorielle oui