‹ La vision et ses anomaliesChapitre 56 sur 213 · LEÇON. | EXPRESSION DE L'EFFORT ACCOMMODATIF · texte numérisé non relu

LEÇON. | EXPRESSION DE L'EFFORT ACCOMMODATIF

cet ordre, sans nul sacrifice quanta la précision des résultats utilisables, si l'on se borne à comparer les effets dioptriqucs réalisés dans l'intérieur de l'œil, à ceux produits par l'interposition d'une lentille sphérique placée en son foyer antérieur, c'est-à-dire à 12 ou 13 millimètres en avant du sommet de la cornée, position moyenne naturellement indiquée par la conformation du visage pour tout verre de lunette.

Supposons donc deux yeux emmétropes isolément en présence d'un même objet, placé à une distance d du foyer antérieur de l'œil.

L'un de ces yeux fait l'effort voulu pour voir nettement l'objet;

L'autre, paralysé par l'atropine, ne le voit qu'au moyen d'une certaine lentille sphérique placée audit foyer antérieur.

Il est clair que l'effort accommodatif développé par le premier œil équivaut, comme résultat, à l'action développée par la lentille placée devant le second.

Et comme, dans ce problème tel qu'il est posé, rien ne peut varier que la distance d, la quantité de travail développée par l'œil non paralysé peut être très régulièrement comparée à celle développée par la lentille apposée devant le second œil.

La réponse à la question posée va, dès lors, se trouver immédiatement.

La lentille placée devant le second œil, en son foyer antérieur, et qui va lui procurer la vision nette de l'objet placé à la distance' d, est précisément celle dont la longueur focale serait égale à d

Rappelons ici la fig. 36 du § 115, sur laquelle se base la neutralisation de la myopie par la lentille négative L ; imaginons que les rayons incidents sur l'œil, partent du point F, situé à la distance d, et que pour leur permettre de se réunir sur la rétine, il faille que ces rayons émergent de la lentille L en parallélisme, nous voyons à l'instant qu il suffira pour cela de substituer à la lentille négative L, une lendle positive de même longueur focale. L'effet que nous'voulons réaliser étant exactement l'inverse de celui que la lentille négative L procure pour la neutralisation ou mensuration de l'excès de réfraction

La lentille L, prise en sens positif, de longueur focale F = d, donne donc a 1 émergence, aux rayons incidents partant de F, la direction parallèle, et les réunit ainsi sur la rétine.

La quantité de réfraction qu'elle développe i ou i est donc

lflXedt^TreV accomm^atif pour faire passer l'œil

de 1 a indolent (rayons parallèles) à l'adaptation pour la distance d. v ou la proposition générale :

réf^ion^1-1'^1^1!0^^6 réffuIièreme»t constitué, la quantité de - on q, „ do, être ajoutée à la réfraction statique de l'organe,

1 " Passer de horizon à une distance donné l'œil, esl ,1,,,,,.

180 DE L'OPTOMÉTRIE. [$•

exprimée, en dioptries, par l'inverse de cette distance mesurée en fractions du mètre.

Telle est l'expression numérique du travail accompli par un œil pour passer de la vision indifférente à l'horizon, à une distance donnée.

Cette proportion est l'équivalente, dans le système métrique, de celle que nous formulions au § 49 bis de notre précédente édition 1

« Dans l'œil type ou emmétrope, la quantité de réfraction dynamique procurant la vision nette à la distance n (Usez ici d) ç.-l.

égale à — ou à l'action d'une lentille de longueur focale égale à n. »

C'est cette quantité, que, par opposition à l'expression de réfraction statique, consacrée pour représenter l'œil à l'état indifférent, nous avions proposé de nommer la réfraction dynamique : la fonction qui la procure étant, comme on l'a vu, de nature musculaire, ou le produit d'une force active.'

Ces expressions ont été généralement adoptées.

Corollaire :

Expression de la quantité de réfraction dynamique à développe?' pour faire passer la vision nette d'un point à un autre. — Si la quantité de réfraction dynamique nécessaire à développer pour passer du regard indolent de l'horizon, ou du parallélisme, à une distance finie d, est

égale à l'inverse (nombre de dioptries) ^ de cette distance, la quantité de réfraction réclamée pour passer de cette distance d à une distance plus courte d', sera évidemment la différence des actions

les nombres d, d' étant exprimés en millimètres, leurs inverses sont des dioptries.

Exemple: Quelle quantité de réfraction dynamique faut-il que l'œil développe pour passer de la vision nette de 33 centimètres à 18 centimètres?

Réponse: ^ - ±-Q = M - 3° = M.

On comprend combien souvent un pareil problème devra se présenter à nous.

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