‹ La vision et ses anomaliesChapitre 58 sur 213 · NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

NEUVIÈME LEÇON

§ 137. — De l'application des formules de Gauss à l'organe de la vue ; Détermination des constantes dioptriques de l'oeil.

L'œil est un appareil de réfraction, composé de surfaces en apparence sphériques, centrées et séparant des milieux en apparence homogènes.

Il est donc permis de tenter de le soumettre aux applications numériques dont le besoin pratique a enfanté la méthode de Gauss (voyez leçons lre,2% 3e), c'est-à-dire de déterminer la position de ses points cardinaux ou focaux, principaux et nodaux; en d'autres termes, ses constantes dioptriques, dont la possession rendra facilement solubles tous les problèmes numériques concernant son fonctionnement.

Deux méthodes exposées aux §§ 57 et 62 de la 3e leçon, peuvent conduire à ce but.

La première, exposée au § 57, consiste, après avoir mesuré directement les rayons de courbure, les distances mutuelles des surfaces de séparation des milieux, et les indices de réfraction de ces milieux, à remonter, par les formules dudit paragraphe, à la -position sur l'axe desdits points cardinaux.

La seconde, indiquée au § 62 de la même leçon, aborde le problème en sens inverse : elle détermine expérimentalement la position des points cardinaux sur l'axe du système, et tout le tableau des formules dioptriques s'en conclut à l'instant.

La première de ces méthodes, fondée sur des mesures anatomiques, est celle qui a été employée par Listing.

Nous lui opposerons, pour des motifs qui vont être exposés tout à l'heure, la seconde méthode, que nous considérons comme plus expressément physiologique.

§ 138. — Première méthode (anatomique) ou de Listing, par mensuration directe des rayons de courbure des surfaces et des indices de réfraction des milieux. (OEil schématique résultant.)

Considérant les différents milieux réfringents qui constituent l'appareil dioptrique oculaire comme des milieux homogènes, les surfaces courbes qui les séparent comme

Page 1