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serait de ; or, la pupille est, en moyenne, à 20 millimètres de la
même couche d'images ; et si nous lui supposons, ce qui n'est pas loin de la vérité, une largeur moyenne de 4 millimètres, le cône lumineux
4mm
convergent dans l'œil aurait aussi pour ouverture ; diamètre
20mm
apparent ou angulaire au moins égal à celui du vaisseau lui-même.
Dans ces conditions, l'ombre du plus gros vaisseau aui ail donc pour dimension au plus un simple point mathématique. Les ramifications n'en produiraient aucune.
DIOPTRIQUE OCULAIRK. [Ho
Il est donc très simple et très naturel que, lorsque nous portons les yeux sur la surface éclairée du ciel, l'arbre vasculaire de la rétine ne se manifeste aucunement.
Où l'étonnement commence, c'est avec l'expérience du trou d'épingle.
Car, dès que nous plaçons cette petite ouverture devant l'œil, et, en moyenne, à la distance du foyer antérieur de cet organe, les cônes réfractés de la vision ordinaire du ciel deviennent des cylindre* formés de rayons parallèles; cylindres ayant pour section droite la largeur même de la pupille, 4 millimètres. Or, ceux-ci devraient évidemment projeter sur les couches postérieures de la rétine les ombres d'un corps opaque de la dimension d'un vaisseau rétinien : n'est-ce pas par ce même mécanisme que, dans la méthode de Brewster et de Donders, sont mesurées les dimensions des corps bien plus petits suspendus dans le vitré aux abords de la rétine, et qui produisent les marches volantes?
Et pourtant cette interposition clu trou d'épingle, par elle-même, ne fait apercevoir aucune ombre.
Pour que l'arbre vasculaire se manifeste, il faut une condition de de plus, le mouvement du foyer lumineux.
Que nous regardions le ciel à l'œil nu, ou bien à travers le trou d'épingle, pas plus dans l'un des cas que dans l'autre, il n'y a d'ombre perçue, aussi longtemps que le trou d'épingle demeure immobile. L'ombre n'apparaît qu'avec le mouvement de l'ouverture étroite.
Telle est donc la seule différence entre les deux cas : le mouvement.
Telle est la seule question qu'il s'agisse de résoudre; non pas celle de savoir, comme le dit en poursuivant M. Helmholtz, pourquoi, dans la vision ordinaire, nous n'apercevons pas l'ombre des vaisseaux, puisque dans ce cas ces ombres n'existent pas; mais pourquoi, dans le second cas, après l'interposition du trou d'épingle, où elles existent théoriquement, nous ne les percevons pas; et, secondement, pourquoi elles apparaissent quand le foyer lumineux isolé est animé d'un mouvement de va-et-vient? Voilà bien la question.
Or, sur ce dernier point, le fond de l'argumentation de M. Helmholtz repose sur la différence d'excitabilité des différentes parties de la rétine, suivant qu'elles ont précédemment reçu, ou non, une excitation récente. Mais au moment où a lieu l'interposition de l'ouverture étroite, toutes les parties de la rétine sont dans le même étal : en ce moment môme, l'ombre est formée et elle n"est point perçue.
La différence d'excitabilité des différentes parties de la rétine ne peut donc y être pour rien.
Le problème demeure donc entier :