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LEÇON. 1 GRANDEUR DE L'IMAGE DANS L'AMÉTROPIE

Pour les détails concernant la construction de l'instrument, nous renvoyons aux Ann. d'oculistique, juillet-août 1878; janvier-février 1879).

pj.-B. — Dans cette description détaillée on verra, exposée en môme temps, la facile transformation des mêmes appareils en phakometre ou instrument propre à mesurer la valeur dioptrique des lentilles. Nous ne nous y arrêterons pas.

g 207. — Dans l'amétropie par excès (myopie), l'image rétinienne, tout étant égale d'ailleurs, est plus grande que dans l'œil emmétrope. Elle est, au contraire, plus petite dans l'anomalie opposée. — L'image est égale dans les trois espèces d'yeux, après la neutralisation de l'amétropie.

Nous avons rappelé, dans les paragraphes précédents, les effets produits sur l'état de la réfraction dans un œil par l'interposition audevant de lui, et en son foyer principal antérieur (c'est-à-dire à 12 millim. environ en avant de la cornée), d'une lentille quelconque ± f.

Les longueurs focales du système résultant y sont les mêmes que celles de l'œil lui-même, le foyer antérieur principal y demeure aussi le même; seuls changent de place le foyer principal postérieur et avec lui le deuxième point nodal. Tous deux sont déplacés de la quantité

[Ce signe =f se rapporte au deuxième plan principal; il veut dire ici que le déplacement a lieu d'arrière en avant dans le cas de la lentille positive et inversement dans le cas contraire.]

Partant de ces données, on peut apprécier l'influence de la neutralisation d'une amétropie, du du déplacement du second point nodal, sur la grandeur des images.

Nous savons d'abord que Vangle visuel sous lequel est vu un objet quelconque nous est donné par l'angle qui, du deuxième point nodal comme sommet, embrasse l'image rétinienne. Cet angle est celui qui, du premier nodal, embrasserait l'objet lui-même.

Or, dans le cas qui nous occupe, que l'on interpose la lentille f, ou qu'on ne l'interpose pas, le premier point nodal ne changeant pas de place, l'objet situé à l'horizon, qu'il soit vu ou ne soit pas vu, soustendra le même angle audit premier nodal.

Mais il est visible que le deuxième point nodal, s'éloignant ou se rapprochant de la rétine avec la lentille ± f, l'angle, égal au précédent et dont il sera le sommet embrassera sur la rétine un arc plus grand dans le cas de son déplacement en avant, c'est-à-dire de la lentille positive, plus petit dans le cas contraire.

Or, quel est, dans l'œil emmétrope regardant au loin un objet, la grandeur de l'angle visuel, ou l'unité de grandeur de l'image rétinienne? Cet angle, on Le sait, a pour tangente -^-; et comme G.— ?\

DfOPTRtQUK PATHOLOGIQUE.

l'arc rétinien est ainsi proportionnel a f', longueur focale antérieure de l'œil.

Maintenant, lorsque dans un œil amétrope, on a corrigé l'anomalie de la réfraction au moyen de la lentille ± on a, venons-nous de dire, tout simplement avancé ou reculé le deuxième point principal, le deuxième foyer, et le deuxième nodal d'une môme quantité

cet œil, après correction et formation d'image nette, l'arc rétinien correspondant est devenu proportionnel à f' , comme dans l'œil emmétrope.

En un mot, l'image nette, après neutralisation de l'amétropie, est, dans l'œil corrigé, celle même de l'œil emmétrope.

La neutralisation de l'amétropie a uniquement consisté à ramener sur la rétine l'image de l'œil emmétrope, qui se formait précédemment en deçà du foyer dans l'œil myope, — au delà de ce point, dans l'œil hypermétrope.

Dans le premier cas elle était donc plus grande, avant la neutralisation, puisque le rayon du cercle, auquel appartenait l'arc, compris entre les côtés de l'angle, était plus grand; inversement elle était plus petite dans l'amétropie par déficit.

Corollaire I. — L'acuité visuelle dans ïamétropie doit être mesurée après sa neutralisation. — Il résulte de là que pour avoir une unité comparable dans la mesure de l'acuité visuelle entre un œil amétrope et un œil emmétrope, il faut commencer par neutraliser l'amétropie, condition qui seule établit l'égalité de l'crc rétinien pour un même angle visuel, entre l'œil amétrope et l'œil régulier.

Toutes les conditions sont réalisées à cet égard et de la même manière exactement, lors de l'application de la méthode de Donders ou de l'optomètre de Badal; le mécanisme de la neutralisation y étant exactement le même. La seule précaution à employer consiste à se mettre à l'abri de l'intervention de la force accommodative ; c'est-à-dire qu'il faut, pour obtenir des résultats comparables, avoir neutralisé cette dernière par l'atropine, dans l'hypermétropie, soit reconnue, soit supposée.

On ne devra donc jamais — si l'on tient à être exact — confondre l'acuité visuelle prise à l'œil nu et au punctum remotum chez un myopej avec celle obtenue par la neutralisation de la myopie et à dislance. Le chiffre relevé serait évidemment supérieur à la mesure correcte.

Supposons, en effet, que l'on ait relevé chez trois sujets myopej emmétrope et hypermétrope un chiffre égal pour l'acuité visuelle, ou le même minimum separabile, en opérant directement, c'est-à-dire sans neutralisation de l'amétropie. Quand la neutralisation aura dt-

; mais Cx2 = f' est demeure le même. Ainsi donc, pour

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